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Derrière la Mercedes, le peloton s’est tassé. Max Verstappen pointe à 0″259, George Russell à 0″273 et Oscar Piastri à 0″321. Cinq pilotes en un tiers de seconde, et un seul devant tout le monde.
Une seconde gagnée en quelques heures
Le matin, l’Italien avait déjà pris la deuxième place de l’EL1, à 0″082 de Norris, en 1’11″799. Entre les deux séances, il a donc retranché plus d’une seconde à son propre chrono (1″036 exactement), sur une piste au revêtement en partie refait mais toujours bosselée, sous un ciel bas et une légère bruine pendant la séance.
Champion du monde depuis Mexico, le pilote de 20 ans roule désormais délesté. « Je ne pense pas du tout au championnat pour l’instant », a-t-il glissé au micro de Sky Sports. Le consultant Karun Chandhok y voit la clé : Antonelli conduit « sans le poids du championnat sur les épaules » et a trouvé un meilleur rythme que tout le monde sur ce tracé.
Le titre constructeurs en ligne de mire
Le Bolonais ne s’emballe pas pour autant. Il évoque une adhérence faible, une dégradation des pneus élevée sur les longs relais et une météo imprévisible. « McLaren a l’air fort, Red Bull a l’air fort, et on sait que Ferrari peut trouver un petit plus en qualifications », prévient-il.
L’enjeu dépasse son cas personnel. Avec 126 points d’avance sur la Scuderia (630 contre 504), Mercedes sera sacrée chez les constructeurs dimanche si elle repart du Brésil avec au moins 3 points de plus que Ferrari. Son coéquipier Russell partira, lui, avec cinq places de pénalité sur la grille.
Prochain rendez-vous : les qualifications, ce samedi à 19h (heure de Paris), sous la menace de la pluie.