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Malgré le meilleur temps de Kimi Antonelli aux essais libres de São Paulo, Mercedes doit résoudre un problème de sous-virage qui n'était plus apparu depuis ses évolutions en Malaisie.Malgré le meilleur temps de Kimi Antonelli aux essais libres de São Paulo, Mercedes doit résoudre un problème de sous-virage qui n'était plus apparu depuis ses évolutions en Malaisie.
Mercedes a parfaitement lancé son week-end au Grand Prix de São Paulo, avec Kimi Antonelli en tête des EL2 et George Russell au quatrième rang. Pourtant, derrière ces résultats encourageants, l'écurie allemande a identifié une difficulté inattendue qui pourrait compliquer la suite du week-end.
Les deux pilotes se plaignent d'un sous-virage inhabituel, un comportement que Mercedes n'avait pratiquement plus rencontré depuis l'introduction de son important package aérodynamique au Grand Prix de Malaisie. Bradley Lord, directeur adjoint de l'équipe, reconnaît que certains ajustements restent nécessaires pour exploiter pleinement le potentiel de la W17.
Vendredi, Antonelli a signé la référence en 1'10"763, devançant Lando Norris de 253 millièmes et Max Verstappen de 259 millièmes. Russell a confirmé la compétitivité de Mercedes en prenant la quatrième place.
Mais les performances sur un tour ne racontent pas toute l'histoire. Malgré les progrès réalisés depuis l'arrivée de sept évolutions aérodynamiques à Sepang, les deux pilotes éprouvent des difficultés à faire tourner leur monoplace dans les virages.
"Un véritable progrès, c'est d'être immédiatement performant avec la voiture. Nos deux pilotes cherchent encore à réduire un certain sous-virage, ce qui ne nous était plus vraiment arrivé depuis l'introduction de nos évolutions en Malaisie", a expliqué Bradley Lord.
Le dirigeant reste néanmoins satisfait du rythme affiché par Mercedes, notamment lors des simulations de course.
"Globalement, notre rythme sur les longs relais semble comparable à celui de Lando Norris et Max Verstappen. Ferrari paraît peut-être légèrement en retrait, mais je suis certain qu'ils progresseront également lorsque les températures augmenteront."
Cette confiance reste toutefois mesurée. Mercedes doit encore déterminer si le sous-virage rencontré vendredi résulte des conditions particulières d'Interlagos ou d'une sensibilité plus générale de son nouveau package.
Les conditions météorologiques constituent justement l'une des principales interrogations du week-end brésilien.
Vendredi, les températures de l'air sont descendues sous les 20 °C pendant les EL2, tandis qu'une légère bruine a perturbé la mise en température des pneumatiques.
Samedi devrait être sensiblement plus chaud, avant un nouveau rafraîchissement attendu dimanche pour la course. Ces variations pourraient modifier l'équilibre des monoplaces et compliquer la recherche des réglages idéaux.
Interrogé sur la compréhension des évolutions introduites en Malaisie, Bradley Lord a reconnu que Mercedes n'avait pas encore toutes les réponses.
"C'est une bonne question. Pour être franc, je ne suis pas certain de savoir comment y répondre. Nous verrons bien."
Le dirigeant considère néanmoins ce Grand Prix comme une occasion intéressante de mesurer les progrès réalisés par son équipe.
"Ce week-end constitue un excellent test, avec des conditions fraîches vendredi, beaucoup plus chaudes samedi, puis de nouveau fraîches dimanche. Nous verrons si nous sommes capables de gérer ces variations de température de piste et leurs conséquences sur l'équilibre de la voiture."
Mercedes dispose donc d'une monoplace rapide, mais dont le comportement reste à affiner. La capacité de ses ingénieurs à corriger le sous-virage sans compromettre les performances pourrait jouer un rôle important dans la lutte pour la pole position.
La concurrence reste particulièrement serrée, avec McLaren et Red Bull capables de rivaliser sur un tour comme sur les longs relais.
Pour Antonelli, fraîchement sacré champion du monde, l'objectif sera de confirmer son excellent début de week-end. Mais chez Mercedes, la priorité consiste désormais à comprendre pourquoi un problème que l'équipe pensait avoir largement maîtrisé depuis la Malaisie a refait surface à Interlagos.