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Il n’y a pas que la Formule 1 dans la vie de l’ancien pilote Alain Prost. Ni même le bateau à voile, passion qu’il partage en loucedé avec un certain Alain de Kersauson. En réalité, le quadruple champion du monde de F1 est le fan N°1 de Gérard Lenorman. Dans une archive d’époque, celui-ci entonne même une chanson avec son “idole”...
Durant un temps, Alain Prost a régné en maître sur les circuits de Formule 1. Celui-ci a été quatre fois champion du monde jusqu’à prendre sa retraite en 1992. Soit deux ans avant l’explosion de Michael Schumacher, devenu par la suite son ami, chez Ferrari. En 1983, avant même de devenir célèbre, le pilote, après une bisbille avec l’écurie Renault, part en Suisse. Là-bas, après une poignée de déménagements, il s’installe au bord du lac Léman.
Alain Prost a une seconde passion dans la vie derrière la F1. Il s’agit de la navigation. Il faut dire que l’ex-pilote a toujours pratiqué cette discipline si chère au navigateur emblématique, Olivier de Kersauson. Prost, de son côté, a autant taquiner les bateaux à voile que ceux dotés de moteur. D’ailleurs, d’aucuns appellent la course à voile ‘la Formule 1 des mers’. Appellation pas si saugrenue que cela si l’on en croit le quadruple champion du monde.
De son côté, Gérard Lenorman s’est fait une place au soleil dans la chanson française. En 1968, il sort son premier 45 tours, Le Vagabond, adapté directement d’une chanson qu’il avait écrite lorsqu’il était adolescent. Par la suite, Lenorman va faire la première partie de la star du rock de l’époque : Johnny Hallyday. D’ailleurs, il écrira notamment pour l’épouse de ce dernier, et star du mouvement yéyé, Sylvie Vartan.
Il connaît une mise en orbite avec le tube La Ballade des gens heureux en 1975. Titre qui porte bien son nom, le propulsant comme le ‘Petit Prince de la chanson’. Il est vrai que Gérard Lenorman a toujours suivi sa ligne de conduite en interprétant des textes joyeux ou gentiment naïfs. Il ne démérite pas dans les années 80, balance un autre hit, Si j’étais président. En enchaînant des concerts au Palais des Congrès de Paris pendant 5 semaines.
Flashback : nous sommes dans Le Grand Echiquier présenté par Jacques Chancel en 1986. Alain Prost, qui vient de décrocher son deuxième titre de champion du monde de F1, est l'invité spécial de l’émission. À ses côtés, à un moment du programme, on retrouve ni plus ni moins que Gérard Lenorman. Le ‘Petit Prince de la chanson’ est assis avec son fan N°1. Et c’est même Alain Prost qui le dit !
“Alain Prost connaissait toute vos chansons...”, lance Chancel à Lenorman sur le plateau. Réponse cash de Prost : “[...] en 1973, j'ai commencé à courir en karting, j'ai passé le permis, Gérard était un petit peu mon idole. Je connaissais toutes ses chansons, dont une.” “Laquelle ?”, demandent l'animateur et le chanteur à l'unisson. Le pilote de F1 balance : “Une belle chanson qui était Si tu ne me laisses pas tomber.” Forcément, Alain Prost l'a vu venir. Il se marre avant d'attraper un micro donné par Jacques Chancel pour chanter au côté de Gérard Lenorman. Sur les applaudissements en rythme du public, forcément.