Retour
Six ans plus tard, les retrouvailles officielles entre Pacy-Ménilles et Évreux vont enfin avoir lieu.
En 2020, il s’agissait, sans le savoir à l’époque, du dernier match de Pacy à l’échelon national, jusqu’à ce jour. Les situations des deux clubs étaient alors diamétralement opposées.
D’un côté, Évreux, alors entraîné par Christophe Taine, avait en point de mire une montée en National 2. Autour du capitaine Saïdou Sam, on retrouvait alors des noms comme Jonathan Bétin, Thomas Valentin, Omar Konté, ou encore Jean-Paul N’Djoli.
En face, Pacy luttait pour se maintenir en National 3. Franck Paillette effectuait alors sa première saison sur le banc pacéen. Maxime Pichavant et Christopher Vincent, aujourd’hui sous les couleurs de l’EFC 27, portaient la tunique pacéenne, tout comme Romain Tanty, seul rescapé Ciel et Blanc de ce match.
Ce 29 février 2020, sur le terrain synthétique du Boulevard du 14-Juillet, Pacy s’était imposé 2-1, un peu à la surprise générale, grâce à des buts de Bobo Niakaté puis de Christopher Vincent dans les derniers instants. Ce dernier annonçait alors disputer ce jour-là son ultime match de football…
Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts. Évreux a connu les joies du National 2, la chute en Régional 2 et la remontée dans l’élite régionale en 2025, quand Pacy a couru derrière une montée en National 3 pendant plusieurs saisons, avant d’être rattrapé par la réalité et de disputer le maintien en R1 l’année passée.
Samedi, c’est sur la pelouse de Ménilles que les deux équipes euroises se retrouveront, dans des dynamiques, encore une fois, différentes.
L’hôte, Pacy, réalise un début de saison encourageant. Défait lors de son premier match de championnat, le club de la vallée d’Eure est depuis invaincu en championnat, avec deux victoires contre Gonfreville et Rouen, et trois matchs nuls, dont deux contre les mal-classés Tourlaville et Serquigny-Nassandres.
Le visiteur ébroïcien est plus en difficulté, avec quatre défaites lors de ses quatre premières rencontres de championnat, avant de relever la tête, samedi dernier face à la réserve du Havre, contre qui l’EFC a mené 2-0, avant d’être rejoint en toute fin de partie.
Mais les cartes seront forcément rebattues samedi soir pour le derby. Et Franck Paillette, l’entraîneur pacéen, ne s’y trompe pas.
« Ce n’est pas un match comme les autres, c’est un derby. C’est important pour le club et pour les gens. »
Une notion bien assimilée également par son homologue ébroïcien, Abdeltif Akdim.
« Pour avoir vécu ce genre de match en tant que joueur, je sais à quoi m’attendre. C’est à moi de préparer mon équipe et de leur inculquer cette notion de derby qui existe entre les deux clubs », annonçait-il après la rencontre de samedi face au Havre (2-2).
Après leur faux pas en championnat à Nassandres devant Serquigny (1-1), les Pacéens sont attendus au tournant par leur entraîneur.
« J’attends beaucoup de la réponse des joueurs, parce qu’on a perdu des points la semaine dernière. »
Et par quoi cela passera-t-il ? « Il y a trois points en jeu. La meilleure équipe gagnera, mais je veux qu’on soit capable de livrer un bon match de foot, et qu’on sorte notre épingle du jeu sur cette envie de jouer. Sur un derby à domicile, on doit être capables de répondre présent sur le terrain. »
Si Pacy n’a plus joué Évreux depuis six ans, Franck Paillette sait à quoi s’attendre, contre une équipe d’Évreux ayant beaucoup de qualités.
« C’est une équipe engagée, qui aurait dû avoir plus de points si elle n’avait pas manqué de réussite. Même si elle a des joueurs en moins, ça reste une belle équipe, et je reste persuadé qu’elle va mettre samedi tous les ingrédients qu’elle a mis contre Le Havre. Je pense réellement que ça va être un match difficile, serré, qui va se jouer sur des détails. »
Dans tous les cas, et ce même si le championnat n’en est encore qu’à ses débuts, les deux équipes ont besoin de points. Évreux pour tenter de respirer un peu, et Pacy pour continuer à avancer dans ce championnat toujours plus difficile.
Pacy MRC – Évreux FC 27, stade de Pacy-Ménilles, ce samedi 7 novembre à 18 h.