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Oliver Bearman furieux contre les commissaires après sa pénalité à Austin : "C'est complètement fou !"
Oliver Bearman furieux contre les commissaires après sa pénalité à Austin : "C'est complètement fou !"

Pénalisé de dix secondes après un accrochage avec Pierre Gasly au Grand Prix des États-Unis, Oliver Bearman conteste vivement la décision des commissaires.

Oliver Bearman ne décolère pas après son abandon au Grand Prix des États-Unis. Le pilote Haas a écopé d'une pénalité de dix secondes pour un accrochage avec Pierre Gasly, une sanction qu'il juge totalement disproportionnée au regard des circonstances de l'incident. Selon lui, il s'agissait tout au plus d'un fait de course.

Le Britannique estime également que les commissaires ont manqué de cohérence par rapport à d'autres incidents survenus cette saison. Une frustration d'autant plus importante que le contact avec l'Alpine a endommagé sa monoplace, le contraignant finalement à abandonner alors qu'il avait réalisé un excellent début de course.

Une pénalité de dix secondes qui ne passe pas

L'incident s'est produit peu après la relance suivant une neutralisation sous régime de voiture de sécurité virtuelle. Oliver Bearman a profité de cette situation pour revenir sur Pierre Gasly à l'approche du freinage du virage 12, avant de tenter une attaque par l'intérieur dans le virage 13.

En montant sur le vibreur, le pilote Haas est parvenu à dépasser le Français, mais sa roue avant gauche a légèrement touché le flanc droit de l'Alpine. Les commissaires ont immédiatement ouvert une enquête pour avoir provoqué une collision, avant de lui infliger une pénalité de dix secondes.

Une décision qui a profondément surpris Bearman, convaincu de ne pas avoir commis de faute justifiant une sanction aussi sévère.

"J'étais assez choqué, pour être honnête. Au pire, c'était un incident de course. J'ai trouvé particulièrement injuste de recevoir dix secondes de pénalité, surtout quand on regarde certains incidents survenus cette année qui n'ont entraîné aucune sanction, ou seulement cinq secondes. Dix secondes pour ce type d'incident me semblent vraiment excessives compte tenu de ce qui s'est passé."

Le Britannique rappelle qu'il avait parfaitement négocié son départ et la relance sous voiture de sécurité virtuelle. Il estime avoir suffisamment engagé sa monoplace à l'intérieur du virage pour mériter de disposer de l'espace nécessaire.

"Je ne pouvais pas simplement disparaître"

Pour Oliver Bearman, le contact avec Pierre Gasly était difficilement évitable une fois sa manœuvre engagée. Le pilote Haas assure avoir conservé le contrôle de sa voiture et tenté de réduire au maximum le risque d'accrochage en montant sur le vibreur.

"J'avais pris un excellent départ et réalisé un très bon premier tour. J'ai également très bien négocié la relance sous voiture de sécurité virtuelle, ce qui m'a permis d'attaquer Pierre. Je me suis porté à l'intérieur au virage 13 et j'avais le sentiment d'être suffisamment à sa hauteur pour avoir droit à un peu d'espace, mais je ne l'ai pas obtenu."

Bearman insiste notamment sur l'absence de blocage de roues ou de perte de contrôle, deux éléments qui auraient pu expliquer une manœuvre trop optimiste. À ses yeux, les commissaires n'ont pas suffisamment tenu compte des circonstances de l'accrochage.

"Je montais sur le vibreur pour essayer d'éviter le contact, mais je n'ai tout simplement pas pu le faire. Une fois que j'avais décidé de tenter le dépassement, je ne pouvais pas disparaître. Je n'ai bloqué aucune roue et je n'ai pas perdu le contrôle de la voiture. Avec tous ces éléments, dix secondes de pénalité, c'est complètement fou."

Des dégâts catastrophiques qui provoquent son abandon

Au-delà de la sanction, Oliver Bearman considère que les conséquences techniques de l'accrochage ont été bien plus pénalisantes pour sa course. Malgré un contact relativement léger, le plancher de sa Haas a été endommagé, entraînant une dégradation progressive du comportement de la monoplace.

Le Britannique explique avoir d'abord pu poursuivre normalement avant que les vibrations ne provoquent une aggravation des dégâts. Après quelques tours, sa voiture était devenue particulièrement difficile à piloter.

"Le plus pénalisant, finalement, ce sont les dégâts que j'ai subis. Le contact était vraiment léger, mais il a pratiquement détaché une partie du plancher, qui s'est progressivement désolidarisée sous l'effet des vibrations. Pendant environ cinq tours, la voiture fonctionnait encore très bien, puis elle s'est détériorée petit à petit jusqu'à ce que la situation devienne ingérable."

Face à une monoplace de plus en plus imprévisible, Bearman a préféré renoncer plutôt que de poursuivre inutilement. Il souligne également l'importance de préserver les composants mécaniques, notamment le moteur, alors que sa course était déjà compromise.

"Cela devenait dangereux, car la voiture était très imprévisible. Il faut aussi tenir compte du kilométrage du moteur et des autres composants. Je suis passé assez soudainement de quelques dégâts à des dommages catastrophiques. J'ai alors compris que je n'étais plus vraiment dans la course."

Pendant ce temps, Pierre Gasly a pu poursuivre son Grand Prix jusqu'à l'arrivée et inscrire un point grâce à sa dixième place.

Bearman laisse volontairement passer Esteban Ocon

Avant son abandon, Oliver Bearman a également pris une décision de son propre chef en laissant passer son coéquipier Esteban Ocon. Le Britannique n'a pas attendu d'instruction du muret des stands, estimant qu'il était inutile de ralentir le Français avec une monoplace aussi endommagée.

Cette initiative s'inscrivait dans l'objectif collectif de Haas, engagée dans une lutte au championnat des constructeurs face à Audi. Bearman considère qu'il aurait été contre-productif de compromettre la course de son coéquipier pour défendre une position qu'il ne pouvait plus réellement conserver.

"Je ne voulais tout simplement pas le ralentir, car ce n'est pas pour cela que je cours. Nous nous battons en équipe pour essayer de devancer Audi, donc je l'ai laissé passer dès que possible. Personne ne me l'a demandé, mais nous formons une équipe et je ne suis pas là pour me battre contre Esteban. Nous travaillons ensemble pour battre nos adversaires."

Le pilote Haas estime d'ailleurs qu'une consigne d'équipe serait inévitablement arrivée quelques instants plus tard. En prenant lui-même l'initiative, il a voulu éviter de faire perdre un temps précieux à Ocon.

"Il était évident que si je ne prenais pas cette décision, on me l'aurait demandée un tour ou même un demi-tour plus tard. Mais ce demi-tour aurait pu coûter une seconde à Esteban, voire davantage, tellement ma voiture était endommagée. C'était donc une décision évidente, qui ne m'a pas demandé beaucoup de réflexion."

Si Bearman regrette une pénalité qu'il juge injustifiée, son abandon représente surtout une occasion manquée pour Haas. Le Britannique avait montré un rythme encourageant en début de course, avant qu'un accrochage et ses conséquences mécaniques ne mettent prématurément fin à son Grand Prix des États-Unis.

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