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À peine commencée, la deuxième saison de Léon Boulier en Top 14 a été brutalement interrompue. Non retenu pour la 1re journée à Castres, le Flamanvillais du RC Vannes avait été titularisé la semaine suivante, le 12 septembre 2026 à domicile contre Montpellier. Le 3e ligne de 25 ans n’avait pu jouer que 26 minutes, avant de sortir sur blessure.
Cette entorse du genou, de grade 3, l’aura tenu éloigné de la compétition pendant presque deux mois.
« J’ai repris l’entraînement à 100 % avec le groupe il y a deux semaines et demie, je postulais déjà pour le match du week-end dernier mais je n’ai pas été pris dans le groupe. Cette fois, je serai remplaçant contre Bordeaux-Bègles dimanche », confie le joueur formé au ROC, qui ne ressent plus aucune gêne à son genou.
« Je n’y pense même plus. »
Léon Boulier ne cache pas sa joie de retrouver les terrains, après ces longues semaines d’indisponibilité.
C’était d’autant plus difficile à accepter que c’était en début de saison. Quand on fait une grosse préparation d’un mois et demi, on n’a qu’une envie, c’est de commencer la compétition. Donc se blesser dès le premier match et ne pas pouvoir aider les copains, c’est dur…
L’homme aux 16 matches de Top 14 en 2024-2025 (un essai) a suivi toute sa rééducation à Vannes, gardant ainsi un contact permanent avec l’équipe. Il a donc suivi de près le début de saison compliqué du promu, avec une seule victoire pour sept défaites.
« On a raté le coche sur certains matches qui étaient accessibles, où on a eu du mal à mettre la pression dans les 20 dernières minutes. »
Malgré ce maigre butin de 5 points et cette place de lanterne rouge, Léon Boulier reste confiant pour le maintien du RCV dans l’élite.
On n’est pas à la rue, on fait de bonnes prestations. Contre Toulouse (23-29), on a produit un gros match, on les a fait douter. La victoire contre Clermont (27-26) il y a deux semaines a fait du bien au moral.
La densité du Top 14 complique toutefois la mission des Bretons.
« Le Racing est avant-dernier, mais on peut penser qu’ils vont réussir à remonter au classement. Castres est peut-être notre principal adversaire, mais on a perdu contre eux (29-20) lors de la 1re journée. Mais la saison est longue, on y croit encore. »
Malgré la forte concurrence à son poste, le Cotentinois a bien l’intention de devenir un acteur majeur de l’opération maintien de son équipe.
« À moi de réussir de bons matches, de ne pas laisser passer ma chance », prévient-il.
À commencer par dimanche après-midi (15 h 00), contre Bordeaux-Bègles, où il pourrait entrer en jeu et donc effectuer sa deuxième apparition de la saison.
La réception du double champion d’Europe en titre, deuxième du classement du Top 14, est d’autant plus alléchante que la rencontre a été délocalisée à Nantes.
« Je suis content de revenir pour ce match à la Beaujoire, c’est encore plus stimulant. Je n’avais pas pu jouer les deux fois où on avait été délocalisé à Rennes, mais je me souviens de l’ambiance, c’était tellement impressionnant ! », salive Léon Boulier.