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Le raisonnement est simple. Sans course sprint au programme, une équipe peut rafler au maximum 43 points par Grand Prix, avec une victoire (25) et une deuxième place (18). Après le Brésil, il ne restera que Las Vegas (22 novembre), le Qatar (29 novembre) et Abu Dhabi (6 décembre), soit 129 points en jeu. Mercedes, à 630 unités contre 504 pour la Scuderia, doit donc repartir de São Paulo avec au moins 3 points de plus que sa rivale.
Trois points et l’avantage au départage
Même une égalité finale tournerait en faveur de l’équipe de Toto Wolff. Le nombre de victoires sert de premier critère, et Mercedes en compte 12 cette saison, contre 2 pour Ferrari. Si la Scuderia ne marque rien dimanche, une 8e place d’Andrea Kimi Antonelli ou de George Russell suffira.
Problème : Ferrari a montré à Mexico qu’elle savait encore piquer. Dimanche dernier, Lewis Hamilton (2e) et Charles Leclerc (4e) ont rapporté 30 points, contre 23 pour Mercedes (Antonelli 3e, Russell 6e). Un tel scénario au Brésil, 7 points d’écart en faveur des Rouges, repousserait l’échéance à Las Vegas.
Un doublé rouge pour gagner du temps
Pour rester en vie, Ferrari doit devancer Mercedes d’au moins 4 points. Un doublé de ses pilotes, victoire et 2e place, rend le sacre impossible ce week-end, quel que soit le résultat des Flèches d’argent. Deux Ferrari sur le podium ne suffisent pas forcément : avec une victoire et une 4e place, Mercedes inscrirait 37 points, contre 33 pour des Ferrari 2e et 3e.
Antonelli a déjà décroché le titre pilotes à Mexico. Un neuvième sacre constructeurs placerait Mercedes à hauteur de Williams, au troisième rang historique. Rien n’est plié pour autant : les qualifications, samedi à 19h, s’annoncent sous la menace des orages.