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« On m’a accroché le t-shirt pour me proposer de m’inscrire » : il arbitre un sport peu commun au niveau national
Luis Pereira s'est pris de 
Luis Pereira s’est pris de passion pour le baseball en 2016, à Quimper. Il est devenu arbitre. ©Léonard CHEVREL

Avec sa casquette à motifs colorés, son grand sourire et sa marinière Armor-Lux floquée « Quimper », difficile de rater Luis Pereira, au milieu du terrain stabilisé de Créac’h Gwen. C’est ici que joue le club de baseball des Sharks 29, dont il est l’une des chevilles ouvrières. C’est aussi ici qu’il vient tromper son attrait pour la tranquillité sur le plus clair de son temps libre.

Il est joueur, coach pour les moins de 12 ans et de 15 ans, arbitre au niveau national et a même été président des Sharks 29 pendant six ans. « Cela faisait un peu trop, alors j’ai décidé de passer le relais en juin dernier », finit-il par reconnaître.

Inutile de dire que le cinquantenaire a vu les balles s’échouer dans l’Odet par dizaines au cours des entraînements. Les infrastructures ne sont en effet pas les plus adaptées, ce qui oblige l’équipe de Luis Pereira à jouer les compétitions officielles au domicile d’un autre grand dévoué de l’association, Mathieu Pung, du côté de Plobannalec-Lesconil pour avoir un terrain aux normes.

Venu pour son fils, il s’inscrit aussi

Le baseball « se développe » assure l’ancien président, mais il reste largement minoritaire en France. La Fédération française de baseball et softball (variante du baseball) chiffrait le nombre de licenciés à un peu plus de 13 000 en 2025.

Luis Pereira est tombé un peu par hasard sur la discipline, ou elle lui est tombée dessus, plutôt. « C’était en 2016 au forum des associations. J’étais avec mon fils pour lui trouver un sport, il s’est inscrit au baseball à cette occasion. On s’apprêtait à partir quand on m’a accroché le t-shirt pour me proposer de m’inscrire, moi aussi. » Finalement, le fils a arrêté, mais pas le père.

Arbitre au niveau national

D’abord joueur, puis entraîneur de jeunes catégories en tant qu’animateur fédéral, celui qui s’occupe de la logistique chez Tipiak, à Fouesnant, a saisi l’opportunité de faire une formation d’arbitrage. Il avait déjà entamé ce processus quand il pratiquait le rugby.

« Voir de l’autre côté et participer au jeu dans son organisation, ça m’a toujours plu, et puis sans arbitre il ne peut pas y avoir de jeu » développe Luis Pereira. Problème : les règles sont parfois complexes. « il a fallu que je potasse », remet-il. Bien lui en a pris, puisqu’il exerce désormais jusqu’en deuxième division, au niveau national.

« La plus longue distance que j’ai réalisée pour arbitrer est Paris, mais je vais aussi à Rouen ou La Rochelle par exemple. » Habitué au bénévolat, il reçoit quelques indemnités en tant qu’arbitre, mais pas du tout « de quoi former un salaire ».

Le couteau suisse des Sharks 29 fait partie des nommés aux Trophées sportifs de Quimper, qui aura lieu le 27 novembre prochain à la salle Dan-Ar-Braz dans la catégorie Arbitre juge homme. Il sera peut-être récompensé de son investissement au sein du club, qui lui rend bien. « Je prends du plaisir à la pratique car c’est un sport qui peut se jouer à tous les âges. Il n’y a que des petites courses. Et puis ça m’occupe. » Tant mieux pour le baseball finistérien et hexagonal.

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