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Marathon : pourquoi faut-il absolument se mettre à la course à pied et quelle paire de baskets choisir ?
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Dimanche 1er novembre, ils étaient des dizaines de milliers à s’élancer de Staten Island pour avaler les 42,195 kilomètres du marathon de New York. Le parcours traverse les cinq arrondissements de la ville jusqu’à la ligne d’arrivée de Central Park. Pour cette 55e édition du plus grand marathon du monde, le scénario avait tout d’un film : le Suédois Andreas Almgren, champion du monde de semi-marathon, s’est imposé en 2h06'01 pour son tout premier marathon. Il devient ainsi le premier Suédois à remporter l’épreuve. Côté femmes, la Kényane Sheila Chepkirui décroche son deuxième titre new-yorkais en trois ans, en 2h24'36. Elle s’est détachée dans les deux derniers kilomètres, et derrière elle, l’Américaine Jess McClain a surpassé la tenante du titre Hellen Obiri d’une seconde pour la deuxième place. Mais au-delà des chronos des élites, New York reste avant tout la fête des anonymes. On y croise des novices venus cocher une ligne de leur bucket list, des habitués en quête de record personnel et des coureurs portés par une cause, tous galvanisés par la clameur des New-Yorkais massés le long du parcours. De quoi donner des envies de dossard pour la saison prochaine. Encore faut-il être bien chaussé.

Car certains l'aiment courte, la distance. Un 10 kilomètres rapide, cadencé, expédié, ou une séance de fractionnés où les sprints sur 400 mètres s'enchaînent à la vitesse de l'éclair. Et certains l'aiment longue, plus à l'aise sur marathon ou sur des trails où les chemins sauvages s'enchaînent, voir très longues pour les adeptes de l'ultra trail capables de courir sur des distances dépassant les 100 kilomètres ! Qu'importe la distance, pourvu qu'on ait l'ivresse. Celle de mettre son cerveau en pause le temps de quelques kilomètres pour se recentrer sur soi-même et s'offrir un moment seul à seul en bornant, ou celle de partager une session avec ses running buddies, le temps d'une sortie longue en footing ou l'extase de s'écrouler sur le bord du terrain et checker ses coéquipiers après une séance intense. Bref, la course à pied, - qui peut se révéler comme une souffrance lorsque l'on s'y frotte pour la première fois-, peut vite devenir un échappatoire, un exutoire presque holistique quand, lorsque le corps parfois ne suit plus, le mental lui entre en jeu et peut faire des miracles. En témoignent les ultra-traileurs capables de courir plus de 30 heures d'affilé sans parfois fermer l'oeil une seule fois.

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