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l'essentiel Dave Obelkevich, 83 ans, a pris part ce dimanche 1er novembre à son 50e marathon de New York d'affilée. Il n'en a pas manqué un seul depuis l'intronisation en 1976 du parcours traversant tous les arrondissements de la Grosse Pomme. Une grande aventure qui a pourtant commencé par une découverte fortuite.
Dave Obelkevich est ce que l'on pourrait appeler une légende locale dans l'Upper West Side et même à New York. Depuis la mise en place, il y a 50 ans, du parcours traversant les cinq arrondissements de New York - Manhattan, Brooklyn, Queens, Bronx et Staten Island - il n'a pas manqué une seule édition du marathon. Il a participé hier à sa 50e. Il est la seule personne à avoir terminé l'épreuve chaque année depuis 1976.
Pourtant, cette histoire et cette grande épopée qui s'étire maintenant sur cinq décennies est le pur fruit de la sérendipité : une découverte fructueuse et inattendue. En 1973, alors qu'il fait son jogging à Central Park, Dave croise un groupe de coureurs, dossards épinglés sur leurs maillots : le marathon avait lieu et il n'était même pas au courant.
Le professeur de musique, aujourd'hui retraité, se décide alors à suivre les athlètes et à parcourir une boucle d'une petite dizaine de kilomètres. Une poignée de miles qui achève de le convaincre : il veut participer. Et c'est ainsi que, l'année suivante, il se présente sur la ligne de départ du marathon et franchit la ligne d'arrivée en un peu plus de 4 heures.
S'il a abandonné sur l'édition suivante (1975), il s'est de nouveau inscrit l'année suivante, année à partir de laquelle le parcours a changé, et a de nouveau terminé la course. Cinquante ans plus tard, il n'a pas manqué une seule édition et est venu à bout à chaque fois des 42 km d'efforts. En 1982, il réalise son meilleur temps. Un record personnel établi en 2 heures et 40 minutes.
Mais il ne s'est pas arrêté là. Tombé amoureux de la course à pied, le New-Yorkais a multiplié les participations à d'autres épreuves. Aujourd'hui, il compte 115 marathons et plus de 200 ultramarathons à son palmarès, dont notamment 8 marathons de Boston. Un palmarès titanesque.
Malgré toutes ces expériences, le marathon de sa ville natale reste sa course de prédilection et il ne la manquerait pour rien au monde, quitte à repousser les limites de son corps. Dans les années 1980, il avait notamment bouclé une édition avec une côte cassée suite à un accident de vélo.
Il a aussi bénéficié d'un coup de chance, en 2020, lorsque l'épreuve avait été annulée à cause du Covid alors qu'il souffrait d'un anévrisme à la jambe. Une annulation qui lui a permis de maintenir sa série. Dave ne recule devant rien pour prendre le départ de son rendez-vous annuel. "La mort m'arrêterait, j'imagine", s'était-il amusé lors d'une interview en 2016. En tout cas, l'âge et les années n'ont pas entamé sa motivation.