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Une "intention délibérée" de "minorer l’impôt" : Teddy Riner perd son procès contre le fisc dans un contentieux lié à des voitures de luxe
Teddy Riner lors des Finales des épreuves de Judo par équipe aux JO de Paris, entre la France et le Japon, au grand Palais éphémère, le 3 août 2024. Julien Mattia / Le Pictorium

La cour administrative d’appel de Versailles a confirmé le redressement fiscal de Teddy Riner concernant sa société de location de voitures de luxe. Le fisc reproche au judoka l’usage personnel de véhicules, dont une Ferrari et une Rolls Royce, estimant les avantages occultes à 289 000 euros.

La cour administrative d’appel de Versailles a conforté le fisc dans un redressement lié au judoka Teddy Riner et à sa société de location de voitures de luxe, en contentieux avec les services de Bercy qui avaient épinglé l’usage personnel de certains véhicules, affirme mardi L’Équipe.

Fin 2025, le média L’Informé avait indiqué que le quintuple champion olympique avait contesté devant le tribunal administratif de Cergy-Pontoise – sans obtenir gain de cause – un redressement fiscal infligé en 2019 (au titre de 2016 et 2017) et lié à la société de location de voitures de luxe qu’il détient.

L’administration fiscale pointait le fait que Teddy Riner était le "conducteur exclusif" de deux de ces véhicules, une Ferrari et une Rolls Royce, et avait considéré que les charges de ces voitures constituaient un avantage en nature attribué par la société au judoka, "au motif qu’elles n’ont pas été engagées dans le cadre de l’activité de location" de l’entreprise "mais ont constitué des rémunérations et avantages occultes pour Teddy Riner", toujours selon l’Informé.

Selon l’Équipe, une Bentley est également concernée. Ces "avantages occultes" s’élèveraient, selon l’administration, à hauteur de 289 000 euros.

"Contexte géopolitique"

Ce mardi 3 novembre, le quotidien sportif indique que "dans une décision rendue le 15 octobre", les magistrats de la cour administrative d’appel de Versailles "confortent l’administration fiscale, qui avait souligné une 'intention délibérée' de Teddy Riner de 'minorer l’impôt'".

Le judoka de 37 ans "ne pouvait ignorer que les frais et charges afférents à ces véhicules n’avaient pas été engagés par la société pour la réalisation d’opérations conformes à son objet social, et qu’il était, pour certains de ces véhicules, le conducteur exclusivement désigné", écrit l’Équipe en citant la décision.

Consultée par l’AFP, une décision a bien été rendue en ces termes le 15 octobre par la cour d’appel de Versailles mais tous les noms de personnes et de sociétés ont été anonymisés.

Le quotidien sportif rappelle que les avocats de la société se sont notamment défendus "en affirmant que les véhicules avaient été peu loués en 2017 à cause du 'contexte géopolitique' marqué l’année précédente par des 'attentats terroristes qui ont eu pour effet d’éloigner la clientèle étrangère'".

Contacté par l’AFP, l’entourage de Teddy Riner n’avait pas répondu mardi après-midi.

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