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l'essentiel Licenciée au sein de la formation Picnic-PostNL entre 2021 et 2025, Esmée Peperkamp, coureuse sur le Tour de France 2023, a révélé avoir été victime de négligence de la part de son employeur. Une clause présente dans son contrat l'aurait également incitée à ne jamais prendre la parole et révéler les agissements de la formation néerlandaise.
Esmée Peperkamp ne compte pas garder sa langue dans sa poche. Mi-octobre, une enquête menée par le média néerlandais NOS révélait le climat de peur instauré au sein de l'équipe Picnic-PostNL. Quelques semaines plus tard, celle qui en a porté les couleurs entre 2021 et 2025 a pris la parole afin de livrer son témoignagne et se "débarrasser du fardeau" qu'elle porte.
"Ma santé continue de se détériorer, car je ne produis toujours pas suffisamment d'hormones. Je n'ai plus eu mes règles depuis 2021 et je souffre du RED-S, un syndrome de carence énergétique relative chez les sportifs. J'ai développé cette affection pendant mon passage chez DSM, puis chez Picnic-PostNL" explique la coureuse néerlandaise de 29 ans.
Désormais licenciée chez l'équipe VolkerWessels, Esmée Peperkamp a indiqué être "tombée malade juste avant l'Amstel Gold Race", en avril dernier. "Je lutte actuellement contre une infection pulmonaire au COVID-19" poursuit celle qui avait terminé 48e du Tour de France 2023. Aussi, elle a évoque l'une des clauses très particulière présente dans son contrat.
L'athlète a confirmé qu'il était stipulé dans son contrat avec Picnic-PostNL qu'elle risquait une amende en cas de propos négatifs à l'égard de l'équipe, même après la fin de son contrat, avant d'indiquer que celle clause l'avait incitée à se taire. Selon elle, d'autres personnes ont la même clause dans leur contrat, des coureuses ainsi que les membres du staff de la formation néerlandaise.
"Soumise à une forte pression mentale" et victime de "douleurs à la selle et au dos après des entraînements intensifs", Esmée Peperkamp n'a pourtant pas été menagée par son équipe et il a même été diagnostiquée qu'elle souffrait de l'intestin irritable et d'une intolérance au lactose. Elle explique également que son protocole commotion cérébrale sur le Tour de Burgos en 2024 a été géré de "façon très laxiste".
Pour conclure, Esmée Peperkamp, qui a même manqué plusieurs mois de compétition durant son contrat après avoir été déclarée "inapte mentalement", accuse son ancienne équipe de négligence, a vidé son sac et déballer sa liste de reproches : "Le fait qu'on ne t'écoute pas et qu'on prenne pour toi des décisions qui, au final, ne sont pas dans ton intérêt."