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L’Union Bordeaux-Bègles devra se passer de davantage d’avants que de trois-quarts appelés en sélections pour aller affronter Vannes au stade de la Beaujoire de Nantes ce dimanche (15 heures). Une nouvelle donne sur ces doublons
Il y a quelques saisons, l’Union Bordeaux-Bègles se retrouvait privée de sa « patrouille de France » pendant les périodes internationales. C’est toujours le cas durant ces doublons tant redoutés mais sans doute à moindres frais. Si le club girondin devra se passer de Louis Bielle-Biarrey, Yoram Moefana et Maxime Lucu pour le déplacement à Vannes ce dimanche (15...
Il y a quelques saisons, l’Union Bordeaux-Bègles se retrouvait privée de sa « patrouille de France » pendant les périodes internationales. C’est toujours le cas durant ces doublons tant redoutés mais sans doute à moindres frais. Si le club girondin devra se passer de Louis Bielle-Biarrey, Yoram Moefana et Maxime Lucu pour le déplacement à Vannes ce dimanche (15 heures), ainsi que de Matthieu Jalibert, blessé, il pourra compter sur Nicolas Depoortere et Damian Penaud encore relâchés par le staff du XV de France. En revanche, quatre avants bordelais figureront sur la feuille de match des Bleus face aux Fidji avec les titularisations de Maxime Lamothe, Spili Falatea, Cameron Woki et Jefferson Poirot sur le banc.
Le pack de l’UBB aurait même pu être encore plus fragilisé si Ben Tameifuna et Adam Coleman avaient suivi Toma Taufa pour jouer avec les Tonga, et si Lasha Pkhakadze avait rejoint la Géorgie. Mais le staff girondin a négocié avec leurs sélections pour pouvoir conserver les deux piliers, tandis que le deuxième ligne est touché (cervicales).
Voir plus d’avants que de trois-quarts bordelais appelés sous les drapeaux traduit-il un rééquilibrage des forces au sein du collectif girondin ? « Le jeu d’attaque, les trois-quarts de l’UBB, restent toujours la force numéro 1, l’arme numéro 1, répondait il y a quelques semaines Shaun Sowerby, l’entraîneur en charge de la touche. Je pense que personne ne doute de ça. Mais entre le jeu des avants et celui des trois-quarts, l’écart a été trop important à un moment. Il a fallu mieux équilibrer. On en a besoin parce qu’en Top 14, le rugby est un peu différent. Et du coup il faut répondre à ça, sinon, on a aucune chance de réussir. »
« Notre plan de marche a toujours été d’être un petit peu plus tout-terrain »
Dans le recrutement de l’UBB ces dernières saisons, le président Laurent Marti et le manager Yannick Bru ont été soucieux de densifier leur pack. « Il y a peut-être d’autres équipes devant nous, souligne Yannick Bru. Mais on n’est pas loin et on sait que sur un match, ou une série de matchs, on peut rivaliser sans problème. Mais c’est un débat qui est dangereux, parce que nous, on ne veut pas opposer nos forces. Ce qu’on voulait, c’était rassembler nos forces, rééquilibrer comme dit Shaun, pour nous permettre d’être un petit peu plus caméléon, de s’adapter davantage à nos adversaires. »
Les dernières victoires à Clermont (22-23), à Le Rochelle (19-25) et face à Bayonne (19-14) ont montré que le club girondin sait désormais avoir le dernier mot dans des matchs un peu plus fermés. « Notre plan de marche a toujours été d’être un petit peu plus tout-terrain, de rééquilibrer un petit peu les choses, que ce soit dans le recrutement ou dans le processus d’entraînement. Et je trouve qu’on commence à montrer des choses, constate le manager. Les marges sont toujours faibles. Attention à l’autosatisfaction et à la complaisance, mais je pense qu’on évolue comme on le souhaitait. »
Privée de ses internationaux, l’UBB va devoir mettre un dernier coup de collier au stade de la Beaujoire de Nantes ce dimanche face à Vannes pour bien terminer ce premier bloc.