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Article rédigé par Vincent Couture
Midi Libre
Le navigateur Kevin Escoffier, figure de la course au large, se retrouve lundi à la barre du tribunal correctionnel de Lorient pour répondre d’agressions sexuelles sur quatre femmes, commises en France et à l’étranger entre 2017 et 2023, faits qu’il conteste.
Le skipper breton avait déjà été convoqué le 30 mars devant ce même tribunal mais le procès avait été reporté à la demande du parquet : son avocate, Me Virginie Le Roy, avait déposé plus de 150 nouvelles pièces au dossier seulement quelques jours plus tôt.
Les quatre plaignantes, présentes à l’audience, et leurs avocates s’étaient rangées à cette demande de report. Le président du tribunal en a profité pour demander un supplément d’information concernant ces nouveaux éléments, ce qui pourrait éclairer les débats d’un jour nouveau, avait souligné Me Caroline Toby, qui défend une ancienne attachée de presse du navigateur.
Cette Française, aujourd’hui âgée de 33 ans, est à l’origine des poursuites contre Kevin Escoffier. Elle l’accuse de l’avoir agressée dans un bar de Newport (États-Unis) en mai 2023 lors d’une étape de l’Ocean Race, une course autour du monde en équipage.
Selon son témoignage, le skipper, ivre, lui avait notamment pressé les seins et les fesses par surprise, en profitant d’une accolade. L’enquête est ensuite remontée à trois autres femmes dénonçant des agressions similaires de la part du skipper. Elles ont à leur tour déposé plainte pour des faits commis entre fin 2017 et avril 2018, à Melbourne (Australie), au Brésil et à Lorient.