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Caudrelier et Marchand, la casse chez les géants
Le premier coup de massue est tombé mardi, peu avant 5 heures. Charles Caudrelier, vainqueur en 2022, a constaté que son Maxi Edmond de Rothschild ne décollait plus, malgré des conditions propices au vol, à 400 milles au nord des Açores. Le foil bâbord a perdu une partie de son bord de fuite et des éléments hydrauliques sont touchés, selon le Figaro Nautisme. Les premières vérifications écartent un choc avec un objet. Irréparable en mer, l’avarie a renvoyé le trimaran vers Lorient, où il est attendu ce week-end.
Anthony Marchand avait ouvert la série. Lundi à 6h52 TU, son Actual Ultim 4 s’est arrêté à 400 milles de la pointe bretonne, safran central bloqué après le choc avec un objet non identifié. Escale à Galway, en Irlande, puis abandon officialisé mercredi, les réparations étant trop lourdes. Ajoutez le chavirage d’Armel Le Cléac’h et la catégorie reine ne compte plus que cinq bateaux.
Le contraste est saisissant. En 2022, aucun Ultim n’avait abandonné sur la route de Pointe-à-Pitre.
Beyou, Tripon et Joyon aussi
Chez les IMOCA, Jérémie Beyou a renoncé mardi après-midi alors qu’il était deuxième, à 500 milles au nord des Açores. Le skipper de Charal 2 a pris la décision pour raisons médicales, après échange avec le médecin de course, et la nature du problème n’a pas été communiquée. Le même jour, Armel Tripon (Les P’tits Doudous) a cassé un safran.
Même la légende a vu sa course tourner court. Francis Joyon, vainqueur en 2018, a chaviré lundi après-midi avec son trimaran Océans, alors en tête de sa catégorie. Le porte-conteneurs Maersk Columbus l’a récupéré indemne vers 23 heures.
Il reste quatre semaines avant la fermeture de la ligne d’arrivée, le 3 décembre. Pour les Ultim survivants, la première arrivée est attendue dès samedi soir.