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Il y a un an, Waldemar Kita était sous le feu des critiques pour son mercato et son intrusion musclée dans le vestiaire nantais. Un an plus tard, le FC Nantes n’a jamais semblé autant enfermé dans ses vieux démons : instabilité sur le banc, effectif limité et avenir incertain.
Le 6 novembre 2025, l’actualité nantaise était marquée par un épisode symptomatique de la tension qui régnait alors au FCN : Waldemar Kita, excédé par la prestation de son équipe menée 0-2 contre Metz, avait fait irruption à la mi-temps dans le vestiaire pour une explication orageuse avec son coach Luis Castro. Cet accrochage intervenait au cœur d’une série noire, avec une équipe remaniée à minima alors que le même onze venait de s’incliner face à Monaco quelques jours plus tôt. Les critiques étaient alors unanimes : la pauvreté du banc était pointée du doigt, conséquence directe d’un mercato estival jugé indigent — seulement 4 millions d’euros investis pour « renforcer » un effectif décimé par les départs. Supporters comme suiveurs, à l’instar d’Emmanuel Merceron, martelaient le même constat : il manquait deux ou trois cadres pour encadrer la jeune génération. La colère du président, jugée injuste par certains membres du vestiaire, apparaissait pour beaucoup comme le revers logique d’une politique de gestion à l’économie, où les ambitions sportives semblaient passer au second plan.
Douze mois plus tard, le décor a changé… mais le fond du problème demeure. Le FC Nantes patauge aujourd’hui en Ligue 2, englué à la 15e place et toujours menacé par la zone rouge. L’arrivée de Grégory Poirier à la tête de l’équipe n’a pas offert le déclic espéré : la série sans victoire s’allonge, le vestiaire montre des signes de fracture mentale, et l’entraîneur évoque sans détour le manque criant de leaders et les responsabilités individuelles. La fragilité du groupe est accentuée par les blessures (Sow, Mirbach, Tati, Hachem), forçant Poirier à bricoler et à s’appuyer sur des jeunes qui peinent à s’imposer. Au sommet du club, Waldemar Kita n’a toujours pas cédé la main : la vente, un temps annoncée avec le consortium Tavares, a capoté, et même les supporters n’imaginent plus un rachat à 100 millions d’euros. Le club reste à vendre, mais dans l’incertitude la plus totale sur sa valeur et son avenir. Quant au mercato, il s’annonce une nouvelle fois contraint, et l’idée d’un renfort défensif pour pallier l’absence de Sow illustre bien la gestion au coup par coup qui prévaut. Ironie du sort : un an après la colère présidentielle, le FC Nantes semble prisonnier d’une spirale où manque d’investissement, instabilité sur le banc et effectif trop court se répondent d’une saison à l’autre. Le climat de défiance et d’attente n’a jamais été aussi lourd, et la frustration des supporters grandit à mesure que les promesses d’hier s’éloignent. Au FCN, le temps passe, les maux restent.