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Au sixième jour de course, la Route du Rhum compte une douzaine d’abandons. Si cette « hécatombe » n’a rien d’exceptionnel comme le rappelle le directeur de l’épreuve Francis Le Goff dans notre article, elle reste néanmoins cruelle pour celles et ceux qui ont été victimes de la transatlantique.
Après le favori italien Ambrogio Beccaria, obligé de jeter l’éponge et de se dérouter vers les Açores après une violente chute dans le cockpit de son Imoca Allegrande Mapei, c’est avec la skippeuse bretonne Sasha Lanièce que la Route du Rhum s’est montrée impitoyable ce vendredi 6 novembre 2026
Son Class Alderan, qui évoluait au Nord des Açores, a démâté ce matin. « Elle a prévenu la direction de course à 7h05. En 15e position, elle évoluait alors dans un régime de vent fort (entre 35 et 40 nœuds) et une mer formée (5 mètres) amenée par une dépression qui balaie actuellement la flotte des Class40 », explique l’organisateur. « La navigatrice va bien, elle est en route vers les Açores. »
Installée à Saint-Briac-sur-Mer près de Dinard, Sasha Lanièce est aujourd’hui skippeuse à plein temps. Bac + 8 en poche, la jeune femme de 32 ans met son impressionnant parcours scientifique (elle a notamment été Data scientist à l’Assemblée nationale) au service de la course au large.
Docteure en biophysique, elle a fondé « Les Déferlantes », la première écurie 100 % féminine, « pour inspirer les femmes à relever des défis qu’elles pensent hors de portée ». Au départ de sa première Route du Rhum, l’objectif était clair : performer pour inspirer. La tempête en a décidé autrement.