Retour
"On ne mérite pas la victoire." Zoumana Camara ne s’est pas caché, vendredi. Après un match marqué par plusieurs erreurs d’arbitrage et un revers face à Metz (2-3), le coach du MHSC aurait pu plaider non coupable. Il a préféré assumer et cibler les failles, inhabituelles, qui ont mené à cette première défaite de la saison à La Mosson.
Cette première rature sur une copie jusque-là quasi parfaite a des airs de sortie de route accidentelle. Ou plutôt de piqûre de rappel. "Si nous, on n’a pas la capacité à avoir au moins cette même envie, cette même agressivité, cette même détermination avant de parler du jeu, on ne peut pas exister dans ce championnat. Et on n’a pas existé aujourd’hui, en tout cas sur la première période", a synthétisé Camara dans un constat rappelant certaines des désillusions de la saison passée.
La Paillade les avait fait oublier ces dernières semaines à la force d’un collectif huilé et surtout d’une intensité rarement prise en défaut. Vendredi, elle s’était évanouie, surtout lors du premier acte, et elle a coûté cher. Sans que personne ne parvienne précisément à poser une explication sur cette offrande faite aux Lorrains et à un Téji Savanier qui s’en est régalé.
[? RÉSUMÉ VIDÉO] ?? #Ligue2BKT ? Le FC Metz s'impose 3-2 sur la pelouse de Montpellier dans un match dingue avec un récital de Téji Savanier ! ? L'arbitrage du match fera débat avec plusieurs décisions litigieuses… https://t.co/Id2Ee7Pgon
— beIN SPORTS (@beinsports_FR) November 6, 2026
"Honnêtement, je ne sais pas trop pourquoi", reconnaissait Théo Chennahi au moment d’analyser cette panne face à des Grenats transcendés par un contexte particulier, du décès du président historique Carlo Molinari au retour de Savanier chez lui.
Montpellier avait-il suffisamment appréhendé ou trop dédramatisé cet environnement émotionnel ? Ou après quatre succès consécutifs, s’était-il déjà vu en cocher un cinquième ? Cette thèse de l’euphorie, Florian Tardieu n’y croyait pas. "Le coach a vraiment appuyé sur ça toute la semaine. Après, on sait qu’on ne va pas gagner tous les matches. C’est rageant, mais il n’y a pas de relâchement, vraiment pas", assurait l’expérimenté milieu, "pas inquiet" pour la suite.
"Si on doit prendre quelques gifles pour que la bourgeoisie revienne du côté du peuple, on l’accepte", a de son côté sourit Zoumana Camara auprès de beIN Sports, accréditant à sa façon l’idée d’une confiance un brin excessive.
[?LIVE] ⚽️ #Ligue2BKT ? Zoumana Camara : « On a été absents sur les deuxièmes ballons. J’ai senti un adversaire qui, au vu du contexte, avait développé une envie et une âme que nous n’avons pas eues. » https://t.co/fMOEf1jRVH
— beIN SPORTS (@beinsports_FR) November 6, 2026
"Il y a deux manières d’apprendre. Dans la réussite et à travers des contre-performances. Il faut vite apprendre et relever la tête, ajoutait le technicien, tourné vers le rebond. C’est l’avenir qui dira si c’est un accident ou pas."
Au contraire des clubs de L1, le MHSC n’aura pas une trêve à ruminer. Dès samedi, il sera attendu par le FC Balagne, en Corse, pour un 7e tour de Coupe de France piégeux. Là où on ne transige pas avec l’intensité. Là où il tentera d’atterrir en douceur après la chute.