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Le natif de Huelva a balayé l'actualité blaugrana dans un entretien accordé à 'Mundo Deportivo', où il a d'emblée tempéré tout sentiment de revanche à l'égard de l'Atlético de Madrid : "Nous ne sommes pas animés par un esprit de revanche. Au fond, ce n'est qu'une rencontre parmi d'autres, mais nous mesurons pleinement son importance. La saison dernière, ils nous ont fait mal en nous éliminant à deux reprises. Nous avons conscience d'affronter un cador qui va nous compliquer la vie. Il faudra soigner chaque détail, imposer notre football et viser les trois points là-bas pour conforter notre fauteuil de leader".
"Chacun avance avec ses forces et, l'an dernier, ils ont parfaitement su prendre notre mesure en nous causant de gros dégâts", a admis Fermín, convaincu de voir désormais un FC Barcelona bien plus solide : "Je trouve que nous sommes très performants cette saison, notamment lors de notre dernière sortie (contre Aston Villa) où le bloc défensif a été irréprochable. Ce sont des secteurs où l'on progresse constamment. Cela dit, un jour sans peut arriver et ils ont les armes pour nous punir. Nous tâchons donc de maîtriser le moindre paramètre, de l'intensité du pressing offensif jusqu'à l'alignement défensif. Nous appliquons à la lettre les consignes du coach pour neutraliser leurs atouts et dérouler notre propre jeu".
Le milieu offensif de 23 ans a également rembobiné le fil de son dernier passage au Metropolitano, achevé la lèvre en sang : "Oui, tout comme celle face à l'Inter, cette soirée reste gravée. Entre l'impact du coup, les points de suture qui m'ont fait un mal de chien, et par-dessus tout l'élimination, le coup a été rude. C'est cette sortie de route qui m'a le plus affecté, sans compter le regret sur cette frappe face à Musso où je me blesse : si le ballon était entré, l'histoire n'aurait sans doute pas été la même. On refait forcément le match dans sa tête. Ce fut une épreuve douloureuse, mais on tire des leçons de tout".
Sur la scène européenne, Fermín López a tout récemment franchi le cap symbolique de son 150e match officiel avec le club catalan. "Je n'aurais jamais imaginé atteindre la barre des 150 matches avec l'équipe première du Barça, et j'espère en vivre encore bien d'autres. Mon parcours dira jusqu'où je peux aller, mais je compte bien défendre ces couleurs encore très longtemps. C'est un immense bonheur et une immense fierté", a savouré l'Andalou, particulièrement élogieux envers Hansi Flick et son apport sur sa progression individuelle.
"Je sens qu'avec Hansi, j'ai franchi un vrai palier en matière de maturité tactique. Par le passé, j'avais tendance à jouer un peu trop 'à fond de train', quitte à pécher par précipitation. Grâce à lui, mais aussi avec l'expérience et l'enchaînement des rencontres, j'ai appris à canaliser cette énergie. Flick m'a aidé à développer cette lucidité pour décrypter les temps forts, lire les matches, sentir les coups et savoir quand accélérer ou temporiser. Il m'a insufflé cette rigueur dans tous les aspects du jeu", a-t-il souligné.
L'international espagnol s'est enfin attardé sur son efficacité redoutable dans le dernier geste, fort de ses 38 réalisations avec l'équipe fanion : "C'est un instinct inné que j'ai toujours porté en moi. Depuis mon plus jeune âge, je crois avoir cette affinité naturelle avec la zone de vérité, le sens du but et la dernière passe. Cela fait partie de mon ADN de joueur. Ces deux dernières saisons, je suis parvenu à affiner ce registre pour me montrer encore plus décisif et aider l'équipe".