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La plus belle victoire de Quentin Halys (30 ans) depuis ses débuts a mis du temps à venir, mais elle est là et bien là. Après être passé tout près d'énormes exploits contre des membres du Top 10 cette saison, et en particulier un Alexander Zverev qu'il avait fait trembler à chaque fois, le Français qui avait de quoi être très frustré a enfin été récompensé. De surcroît à domicile, ce mercredi au 2e tour du Rolex Paris Masters à la Plénitude Arena, où le 46e mondial ce lundi a fait chuter un joueur classé dans les dix premiers pour la deuxième fois de sa vie.
L'année dernière, à Dubaï, Halys s'était offert Andrey Rublev, alors 9e. Mercredi sur le court central de Nanterre, il a fait encore mieux en faisant cette fois tomber le 8e mondial : Frances Tiafoe. Très solide au 1er tour contre le Britannique Arthur Fery, demi-finaliste inattendu à Wimbledon cette année, le vainqueur du tournoi de Ktzbuhel cet été a dû batailler comme rarement en revanche pour parvenir à créer l'exploit - en trois sets : 6-3, 1-6, 7-6 (et 2 heures de jeu) - contre un autre demi-finaliste en Grand Chelem cette saison, à l'US Open.
Avant d'avoir le dernier mot à l'issue d'un jeu décisif interminable (remporté 11-9) dans une dernière manche qui a vu Tiafoe se procurer... quatre balles de match, dont deux sur son service, Halys, héroïque, est en effet passé tout près d'une nouvelle désillusion étant donné la superbe copie d'ensemble rendue une nouvelle fois.
Passé complètement au travers dans le 2e set après avoir réussi une entame canon, comme un Benjamin Bonzi, malheureusement vaincu, lui, la veille contre Taylor Fritz - le protégé d'Olivier Malcor a trouvé les armes au meilleur moment pour se sortir d'une situation qui a longtemps semblé très compliquée - il a sauvé une des quatre balles de match pour son adversaire sur une énorme... 2e balle - et profiter de sa première opportunité (consécutive à un smash de son adversaire dans le filet) pour valider son billet pour le 3e tour.
Conscient après-coup de s'en être sorti miraculeusement, Halys, dont la victoire fait également les affaires d'Arthur Fils sur fond de sprint final pour le Masters (NDLR : Le numéro 1 français est désormais officiellement qualifié), peut maintenant rêver d'enchaîner. Pour cela, il faudra confirmer contre l'Espagnol Merida Aguilar ou un autre Américain : Tommy Paul, 14e au classement. Après avoir fait mordre la poussière au 8e mondial, le Français, qui atteindra son meilleur classement en carrière à l'issue du tournoi, n'a toutefois plus peur de rien, ni de personne.