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Manchester City a retenu son souffle, et peut désormais respirer. Selon French Football Weekly, Erling Haaland avait été aperçu en train de boiter à l’issue de la victoire face à Ipswich le week-end dernier. Par précaution, Enzo Maresca l’avait laissé sur le banc pendant toute la rencontre de Ligue des champions face à l’AEK Athènes, remportée 5-1.
L’entraîneur italien a finalement levé le doute : « Il est prêt à débuter », a-t-il annoncé. Une excellente nouvelle pour les Citizens, qui se déplacent ce samedi à midi sur la pelouse d’Aston Villa, en Premier League.
Maresca a aussi justifié ses choix lors du match européen : « Nous avions cinq ou six joueurs prêts à jouer, mais ils ont pris un peu de repos, et cela me convient. » Une gestion prudente, à l’heure où le calendrier s’accélère et où chaque blessure peut coûter cher dans la course au titre.
Le technicien italien, successeur de Pep Guardiola, sait qu’il ne peut pas se permettre de perdre son buteur. Haaland reste l’arme fatale de City, capable de faire basculer n’importe quel match. Le Norvégien a d’ailleurs comparé publiquement les méthodes de ses deux entraîneurs, dans une vidéo diffusée par Sky Sports.
Le déplacement à Birmingham s’annonce délicat. Aston Villa reste un adversaire redoutable à domicile, et City devra y démontrer sa solidité. Un faux pas compliquerait la course au titre face à Arsenal, champion en titre et leader de Premier League, et à un Liverpool en pleine bourre.
City avait pourtant frappé fort ces dernières semaines, avec notamment une victoire 3-0 contre Liverpool en octobre, selon l’AFP citée par Asharq Al-Awsat. Mais la qualification arrachée aux tirs au but face à Brighton en League Cup, grâce à un immense Gerónimo Rulli, a aussi montré certaines fragilités.
Sur le plan individuel, Haaland a terminé huitième du dernier Ballon d’Or, avec 378 points, selon le détail des votes publié par L’Équipe. Un classement qui ne reflète pas forcément son impact sur le jeu de City, mais qui pourrait nourrir son envie de revanche.
À Villa Park, le Norvégien aura l’occasion de prouver que la frayeur est derrière lui. Et qu’il est prêt à encaisser un nouveau marathon. Personne, à Manchester, n’avait envie de revivre une longue absence de sa star.
Pour Maresca, la gestion de Haaland est un exercice d’équilibre permanent. Le Norvégien veut jouer tous les matchs, mais son corps a besoin de pauses. L’entraîneur italien a choisi la prudence en Europe, quitte à se priver de son buteur face à un adversaire à sa portée. Un pari gagnant, puisque City s’est imposé largement sans lui.
Cette précaution illustre aussi la profondeur de l’effectif mancunien, capable de s’imposer 5-1 en Ligue des champions sans son meilleur joueur. Un luxe que peu de clubs peuvent s’offrir.
Une chose est sûre : avec un Haaland en pleine possession de ses moyens, City reste l’un des grands favoris. Le verdict tombera dès ce samedi midi.