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Une soirée parfaite, ou presque. Titularisé à la place de Gianluigi Donnarumma en huitièmes de finale de League Cup, Gerónimo Rulli a été le grand artisan de la qualification de Manchester City face à Brighton (2-2, 4-3 aux tirs au but). Plusieurs arrêts importants dans le jeu, puis deux penalties repoussés, face à Yasin Ayari et Lewis Dunk, rapporte Foot Mercato.
Le Manchester Evening News lui a attribué la note de 8/10, tout en relevant quelques relances hasardeuses. Enzo Maresca, lui, a salué un match « globalement bon », notamment dans la construction depuis l’arrière, au-delà même des tirs au but.
« SAMEDI, CE SERA GIGIO »
Mais le débat a été tranché aussitôt ouvert. Interrogé sur la hiérarchie des gardiens, l’entraîneur de City n’a laissé aucune place au doute : « Il n’y a pas de doutes à ce poste de mon point de vue », a-t-il assuré. Avant de préciser, sans détour : « Samedi, ce sera Gigio. » Le verdict est tombé.
Une prise de position forte, alors que Donnarumma traverse une période compliquée. Selon Foot Mercato, l’international italien (87 sélections) a commis plusieurs erreurs ces dernières semaines. De quoi alimenter les critiques en Angleterre, et faire de la prestation de Rulli un véritable signal.
RULLI, LA REVANCHE D’UN GARDIEN LIBÉRÉ PAR L’OM
Pour l’Argentin, cette soirée a un parfum de revanche. Libéré par l’Olympique de Marseille cet été, dans le cadre du grand ménage salarial opéré par Frank McCourt, selon le site brésilien Trivela, Rulli a rebondi dans un rôle de doublure à City. Et il vient de prouver qu’il peut répondre présent dans les grands moments.
Ce n’est pas une surprise pour ceux qui l’ont vu à Marseille ou à Villarreal. Rulli s’est toujours distingué dans l’exercice des tirs au but, et sa sérénité dans les moments chauds est l’une de ses grandes qualités. À Manchester, il vient de l’afficher au grand jour.
UNE CONCURRENCE SAINE ?
Pour Maresca, la gestion est délicate. Protéger son numéro un, recruté à grands frais, tout en valorisant une doublure en forme. Le discours de l’Italien est clair : la hiérarchie ne bouge pas. Mais si Donnarumma continue de vaciller, la pression montera d’un cran.
Sur le plan sportif, City file en quarts de finale, où l’attend Bradford, pensionnaire de League One. Une affiche qui devrait permettre à Rulli de conserver sa place en coupe. Et de continuer à mettre la pression sur son concurrent.
La situation rappelle d’ailleurs que, dans un grand club, le poste de gardien est l’un des plus exposés. Une erreur coûte un but, un match, parfois une saison. Et chaque bévue du titulaire relance mécaniquement le débat autour de la doublure, surtout quand celle-ci brille.
Rulli, lui, connaît son rôle et l’accepte. Mais il a montré qu’il pouvait être bien plus qu’une simple roue de secours.
Le vestiaire va en parler. Et Donnarumma sait désormais qu’il n’a plus droit à l’erreur. Samedi, il sera dans les cages. Mais l’ombre de Rulli plane déjà au-dessus de lui.