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Au bord du gouffre malgré leur match nul (0-0) ramené de Bodo/Glimt, les Lillois n'ont pas fait une croix sur la qualification pour les barrages de la Ligue des champions.
Tenu en échec sur la pelouse synthétique du FK Bodø/Glimt (0-0) sous les rafales et le froid du cercle polaire, le LOSC a enfin ouvert son compteur en Ligue des champions. Ce résultat a néanmoins un goût d’inachevé qui laisse les Dogues dans une situation délicate au classement, mais qui confirme le visage conquérant affiché lors du derby face à Lens. En témoigne la réaction de Benjamin André à l’issue de la rencontre.
Au micro de Canal+, le capitaine nordiste n’a pas caché sa déception quant au résultat brut, tout en soulignant la débauche d’énergie collective. « On était un peu dos au mur. Pour se relancer, il fallait une victoire. Conditions difficiles, match difficile, on le savait. On a fait un match cohérent et sérieux, mais on a manqué de folie devant pour emballer ce match ».
« On va avoir encore des matchs à notre portée et il faudra faire carton plein. C’est la Ligue des champions. Il faut faire des exploits, créer quelque chose pour aller plus loin », a-t-il poursuivi, refusant d’abdiquer malgré une situation très compromise.
Sur la lancée de leur succès face aux Lensois (1-0), les Lillois ont pris les devants en première période. Aligné aux côtés du jeune Ayyoub Mukau et de Maurits Kjaergaard en l’absence de Nabil Bentaleb, Benjamin André a tenu l’entrejeu lillois avec autorité. Les hommes de Davide Ancelotti ont étouffé une formation norvégienne invaincue chez elle depuis six rencontres, se procurant la plus nette occasion du premier acte sur une frappe de Dilane Bakwa (31e) repoussée par Nikita Haikin. L’entrée en jeu d’Olivier Giroud (70e) n’a pas suffi à forcer la décision, et il a fallu quatre parades de Berke Özer en seconde période pour éviter le pire face au réveil scandinave.
Si le fighting spirit et la rigueur tactique ont donné des certitudes, la réalité comptable rappelle l’urgence de la situation. Davide Ancelotti a partagé le constat de son capitaine sur le manque de tranchant offensif: « Il nous a seulement manqué l’efficacité pour concrétiser la maîtrise qu’on a eue en première période et au début de la seconde. Je suis content, on a de plus en plus de certitudes, de confiance. Les regrets ne sont pas aujourd’hui, ce sont les défaites à la maison (contre le Betis 2-3 et Galatasaray 2-4). »
34e du classement à mi-parcours de la phase de ligue avec un point, le LOSC devra signer un parcours quasi parfait sur ses quatre derniers rendez-vous (Bayern Munich, Slovan Bratislava, Stuttgart et l’AS Rome) pour accrocher le top 24 synonyme de barrages. La marge d’erreur est désormais quasi nulle, mais le vestiaire lillois veut y croire.