Retour
Lors de la dernière édition, il s'était pris les pieds dans le tapis parisien d'entrée. Et depuis qu'il participe au rendez-vous en salle de la capitale, il n'a jamais dépassé le stade des quarts de finale. Autant dire que si Carlos Alcaraz (23 ans) n'est pas véritablement fâché avec le Rolex Paris, la compétition est loin de faire partie des meilleures amies pour autant.
Néanmoins, le numéro 3 mondial déjà sacré à deux reprises non loin de la Plénitude Arena, sur la terre battue de Roland-Garros, prend toujours autant de plaisir à s'aligner au départ de cette épreuve qui ne lui a encore jamais souri. Avec toujours l'espoir de se réconcilier un jour complètement avec. Ce sera encore le cas cette année.
Et en dépit de sa grosse désillusion de l'an dernier contre Cameron Norrie, l'Espagnol, sur la lancée de son titre de ce week-end - son 4e de la saison - à Vienne, où il n'a pas abandonné le moindre set en route, ne masque pas son profond désir d'aller enfin très loin. Sans pour autant se mettre une pression folle à l'aube de débuter dans le tableau, mercredi contre l'Américain Alex Michelsen.
"Pour être honnête, c’est un tournoi dans lequel j’ai vraiment envie de briller un jour. J’arrive donc cette semaine avec le titre à Vienne, après avoir accumulé de l’expérience, du rythme et de la confiance. J’espère simplement produire du très bon tennis et évoluer à un très haut niveau cette semaine. Je suis enthousiaste et impatient de disputer mon premier match", a avoué devant la presse un "Carlitos" qui aimerait surtout finir par comprendre pourquoi il n'a jamais encore trouvé la clé en indoor à Paris. Et compte bien y remédier.
"C’est un peu étrange, au regard de ce que j’ai fait dans les autres tournois (...) Certaines années, je suis arrivé sans me sentir à cent pour cent, surtout mentalement. D’autres années, je me sentais bien, j’avais vraiment envie d’être ici et de jouer à mon meilleur niveau, j’étais enthousiaste à l’idée de disputer ce tournoi, puis j’ai fini par perdre au premier ou au deuxième tour sans bien jouer. Il n’y a donc pas de raison particulière. Je suis convaincu qu’un jour je réussirai un très beau tournoi ici, que j’y retrouverai les sensations que je recherche. Et cela arrivera plus tôt que tard."
L'avenir dira si l'heure de gloire d'Alcaraz au "Rolex" sera enfin pour cette année ou pas. Le Murcien s'attachera d'abord à renouer avec le succès dans le tournoi, un an après cette sortie de piste d'entrée contre Norrie qui avait refroidi tout Nanterre.