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Le Grand Prix du Mexique a donné lieu à une féroce passe d'armes entre Lewis Hamilton et Charles Leclerc qui a sans doute coûté la victoire à la Scuderia
La passe d’armes fratricide pour la première place entre Lewis Hamilton et Charles Leclerc au tout début du Grand Prix du Mexique a sans doute coûté une victoire pourtant promise à Ferrari ce dimanche. Le patron de l’écurie italienne, Frédéric Vasseur, est d’ailleurs apparu extrêmement remonté contre ses deux pilotes à l’issue de la course. Frédéric Vasseur n’a pas mâché ses mots face à la presse. Le directeur français de l’écurie italienne a qualifié l’incident de départ d’« un manque de respect » pur et simple.
Parti en pole position, Lewis Hamilton a vu Charles Leclerc, s’élançant depuis la troisième place, se porter à sa hauteur dès les premiers mètres. Dans les trois premiers virages du tracé de Mexico, la tension est montée d’un cran : roues contre roues, les deux SF-26 ont bien failli s’accrocher. Contraint de couper à travers l’herbe pour éviter le choc complet, Leclerc a écopé dans la foulée d’une pénalité de cinq secondes sanctionnant cette manœuvre litigieuse.
Une aubaine absolue pour Max Verstappen (Red Bull), qui n’en demandait pas tant pour s’engouffrer dans la brèche et prendre la tête. Au drapeau à damier, le constat est amer pour les Rouges : Hamilton deuxième, Leclerc seulement quatrième. Le doublé tendait pourtant les bras à l’écurie au cheval cabré.
« Ce n’est pas le résultat qu’on espère, surtout quand on est premier et deuxième après le premier virage », a tonné un Frédéric Vasseur particulièrement amer au micro de Canal+. « À Mexico, il n’y a pas eu un dépassement depuis 72 ans donc on n’espère pas finir deuxième et quatrième… J’ai du mal à l’avaler car je pense que c’est un manque de respect pour la marque, pour tous les gens qui travaillent, les efforts qu’on fait. On a fait un vrai pas en avant en termes de performance donc gâcher une victoire comme ça, c’est difficile. Je l’ai vraiment en travers. »
Dans le clan des pilotes, l’ambiance n’est guère plus sereine. Déjà très agacé à la radio de bord en pleine course, Lewis Hamilton affichait une mine sombre sur le podium. Le Britannique exige désormais des « discussions sérieuses en interne » pour mettre les choses au clair.
Plus en retrait après sa pénalité et dépassé en fin de course par Hamilton ainsi que par le jeune Italien Kimi Antonelli (Mercedes), Charles Leclerc a fait son mea-culpa tout en tentant de tempérer : « La pénalité est clairement méritée. On ne fait tous les deux pas le virage, on freine tous les deux trop tard. On va en discuter. »