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l'essentiel Battu sur la sirène par le Racing à Pierre-Fabre, ce samedi 7 novembre (28-30), le Castres Olympique a glissé à la 13e place du championnat avant la trêve. Le doute assaille plus que jamais cette équipe.
C’est sans doute la pire chose qui pouvait arriver au Castres Olympique. La défaite, et de cette manière. Le match de la peur, comme disaient certains, a tourné à l’effroi dans les dernières minutes de la partie, particulièrement tendues. Il est presque difficile de comprendre comment les Castrais ont pu perdre ce match contre le Racing, ce samedi 7 novembre, alors que la dynamique était revenue de leur côté après le carton rouge de Shingirai Manyarara suite à son coup de tête sur Geoffrey Palis (71).
Les "bleu et blanc" étaient repassés devant grâce à un essai en force de Loris Zarantonello (28-27, 73). Un point d’avance qui aurait suffi à leur bonheur, mais les hommes de Xavier Sadourny ne sont pas parvenus à conserver la possession. Et ont été crucifiés par une relance de Max Spring qui s’est joué de Baptiste Cope et Adam Vargas, avant que Palis ne soit pénalisé au sol pour avoir, "en voulant vite sortir de la zone plaqueur-plaqué" confiait l’intéressé, ramené le ballon dans son camp. Juste la pénalité, convertie par Ugo Seunes, qu’il manquait pour achever une équipe tarnaise en proie au doute et vaincue pour la deuxième fois chez elle cette saison (28-30, 80+1).
Castres est désormais seul 13e - à une longueur de Perpignan et du Racing -, doublé par son adversaire du jour. Cette place lui pendait au nez depuis quelque temps déjà. Ce que la rencontre de ce samedi a confirmé, même s’il est impossible d’enlever à cette équipe l’engagement qu’elle met sur la pelouse. Or s’y filer ne suffit pas. Ne suffit plus. Et les trous d’air dont elle est coutumière coûtent de plus en plus cher. Il est impossible, au mieux miraculeux, de remporter un match de Top 14 en passant complètement au travers de ses entames de périodes. Le CO a très rapidement accusé dix points de retard, en 20 minutes, laissant au Racing le soin de garder la balle dans ses mains et de franchir la ligne avec Max Spring (0-10, 22).
Il est inconcevable de pouvoir prétendre à un succès en accumulant autant les fautes. Cinq en 15 minutes lors du premier acte, puis une explosion après la pause pour atteindre le total de 17 coups de sifflet agrémentés de deux cartons jaunes (Baget, 45 ; Watson, 65). Forcément, les Franciliens ont pu s’installer durablement dans le camp tarnais, eux qui ont bien plus facilement créé le déséquilibre quand ils parvenaient à mettre leur jeu en place, que leurs adversaires. Car les Olympiens, encore pénalisés par des fautes de main, dont certaines surprenantes à l’image de celle de Vuate Karawalevu (33), n’ont jamais enchaîné les temps de jeu et n’apportaient le danger que sur de courts instants.
Ils avaient pourtant de quoi bien lancer leurs mouvements avec des avants conquérants, dominants en mêlée et sur les ballons portés, d’où sont venus deux essais afin de virer en tête à la pause (Arata : 7-10, 27 ; Durand : 14-10, 35). Et ils ont d’ailleurs montré de bonnes choses en attaque comme sur cet astucieux jeu au pied de Baget pour se muer en passeur décisif pour Vargas (21-17, 61).
Sauf que cet ensemble manquait de régularité, de justesse aussi avec des choix offensifs à contretemps – mauvais espace attaqué, passe de trop. En somme un défaut dans la maîtrise d’un tempo du match que ce CO subit trop souvent au lieu de le dicter. D’accord, la saison est longue, et Castres n’est pas décroché. Mais cette pente sur laquelle le CO se trouve s’annonce de plus en plus glissante.
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