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l'essentiel Touché par la situation de son club, Mathieu Babillot a appuyé là où cela fait mal à l'issue de la défaite du Castres Olympique contre le Racing, ce samedi 7 novembre à Pierre-Fabre (28-30). Le capitaine tarnais a tiré la sonnette d'alarme et demandé une réaction immédiate, après la période de vacances qui attend son équipe.
Quels ont été vos mots dans le vestiaire ?
C'est compliqué, on est frustrés, on a la tête en bas. Trouver les mots à chaud est très difficile. Ce qui est le plus important, c'est de rester unis, faire bloc. On est dans cette situation, c'est une réalité. Maintenant, on va voir les hommes, le tempérament, le caractère de ce groupe. On va fermer notre bouche parce que quand tu es à cette place-là, tu te tais, tout simplement. C'est dur de partir en vacances comme ça, mais c'est le sport de haut niveau. Donc on va essayer de se vider la tête, regarder ce match, se mettre en face du miroir, regarder ce qui ne va pas, ce qu'on ne fait pas bien. Et avancer de nouveau parce qu'on met en péril un club, des gens, des supporters, on déçoit du monde. Donc tu fermes ta bouche, tu essaies de te vider la tête parce que tu n'as pas le choix.
Comment ressentez-vous cette dernière action ?
C'est frustrant parce que ce match a été un combat de boxe. On s'est rendu coup pour coup. Il y a ces 20-25 premières minutes où on n'a pas le ballon donc on défend et on prend des points, ce qui est logique. Quand on arrive à remettre la main sur le ballon en fin de première mi-temps, on est dangereux, notamment sur les ballons portés. On arrive à retourner la situation et à pointer devant à la mi-temps. Cette dernière action, on aurait pu se l'éviter si on avait été un peu meilleurs tout au long du match. On a été beaucoup trop pénalisés. C'est rageant parce qu'on marque, il reste trois minutes, et on doit être plus forts que ça. Surtout qu'on parvient à breaker, à retourner dans leur camp. Il faut qu'on apprenne, et très très vite.
Vous dites-vous que cette rencontre ne peut pas vous échapper quand vous voyez la dynamique de votre équipe à quelques minutes de la sirène ?
C'est le haut niveau. Un match se joue jusqu'à la 80e minute. Tant que ce n'est pas sifflé, ce n'est pas fini. Bien joué à eux, ils l'ont joué à fond. On ne va pas leur enlever. Maintenant, avoir plus de maîtrise quand tu es dans le dur c'est compliqué. Mais c'est là qu'il faut être encore plus forts et plus lucides.
Joue-t-on avec la peur au ventre dans ces contextes ?
Je n'ai pas l'impression que ce soit ça. Ce serait se cacher, être petit de dire ça. Il reste trois minutes à la fin et Santi (Arata) fait un break. Si jamais on arrive à mieux le jouer et à finir, vous ne me poseriez pas cette question. Je n'ai pas envie de me cacher derrière ça.
L'important va être de couper pendant les vacances ?
Il faut déjà se régénérer parce qu'on a enchaîné les matchs. C'est difficile de couper, tu ne coupes jamais totalement. Ça va être très, très dur. Mais si on n'est pas prêts, maintenant, il faut se le dire, on sait que ça va être très, très dur. Jusqu'au bout. Ce championnat ne t'attend pas, il y a des grandes équipes. On est au fond et il va falloir se battre pour sortir de là.
Parvenez-vous à sortir des points positifs ?
Il y a des points positifs, mais honnêtement... Les gens n'ont pas envie d'entendre nos points positifs. Les ballons portés, on n'en a rien à branler ce soir (ce samedi 7 novembre). Désolé du mot, mais ce soir, ce qui nous importait, c'était la victoire. Et on ne l'a pas obtenue. Oui, il y a des points positifs, comme à chaque match, mais le gros point noir, c'est qu'on n'a pas gagné ce match-là.
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