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l'essentiel Le Mazamétain Mahio Campanella représente le MMA français au championnat du monde amateur, à Tbilissi, en Géorgie. Sélectionné dans le staff de l'équipe de France par la Fédération française de MMA, il retrouve dix ans après les Mondiaux une compétition internationale qu'il avait disputée comme combattant. Une nouvelle étape dans le parcours de ce technicien de la Montagne Noire, qui met désormais son expérience au service des meilleurs espoirs tricolores.
Il y a dix ans, il découvrait les championnats du monde de MMA en tant que combattant. Cette fois, c'est depuis le coin des entraîneurs que le Mazamétain Mahio Campanella vit l'événement. Sélectionné par la Fédération française de MMA (FMMAF) pour intégrer l'encadrement de l'équipe de France, il est actuellement à Tbilissi, en Géorgie, où se déroulent les Mondiaux amateurs de l'International Mixed Martial Arts Federation (IMMAF).
Une reconnaissance qui vient récompenser le travail accompli ces dernières années au sein de son club de La Montagne Noire Combat Libre et les résultats obtenus avec ses athlètes. "La fédération m'a appelé pour savoir si ça m'intéressait d'aller coacher en équipe de France. J'ai dit oui de suite", raconte-t-il. Une proposition qu'il a accueillie avec enthousiasme, même s'il a fallu trouver un arrangement pour arriver en décalé et ne pas manquer l'anniversaire de son fils.
En 2016, il avait lui-même participé aux championnats du monde à Las Vegas, avant de disputer les championnats d'Europe en 2017, en Bulgarie. À l'époque, le MMA n'était pas encore légalement autorisé en France et la discipline en était à ses balbutiements dans l'Hexagone.
Son expérience américaine avait été une véritable révélation, malgré une élimination dès le premier tour. "J'avais perdu contre quelqu'un de plus expérimenté, mais ça avait été une révélation parce que j'avais vraiment découvert ce qu'était le MMA." Une expérience qui a profondément nourri sa manière d'entraîner.
Dix ans plus tard, le voilà de retour dans cette compétition mondiale, avec un autre regard. "Pour moi, la boucle qui est bouclée." À Tbilissi, la mission est loin d'être de tout repos : l'encadrement français accompagne les combattants dans une compétition particulièrement intense, avec des journées qui commencent parfois dès 5 heures du matin, à l'occasion des pesées. Les premiers combats sont programmés à 10 heures et peuvent se poursuivre jusqu'à 21 heures.
Le travail du coach tarnais consiste notamment à préparer les plans de combat des athlètes. Concrètement : pour chaque adversaire, il faut étudier les vidéos, repérer les points forts et les faiblesses, puis définir une stratégie adaptée aux qualités du combattant français. "Tu pars sur des heures d'analyse vidéo. Tu évalues un game plan avec des athlètes que tu ne connais pas forcément bien."
L'entraîneur doit ensuite échanger avec les sportifs, les accompagner à l'échauffement et les conseiller dans la cage. Une organisation millimétrée, où la moindre erreur peut coûter cher. Il a ainsi assisté à l'élimination d'un combattant pourtant vainqueur de son combat la veille, après avoir manqué de quelques minutes la pesée obligatoire.
Pour Mahio Campanella, l'enjeu est double : mettre son expérience au service des Bleus et revenir dans le Tarn avec de nouveaux enseignements. Les finales sont programmées ce samedi 7 novembre, avant le retour en France dimanche. Une semaine courte, mais particulièrement dense, pour le Mazamétain qui, dix ans après ses premiers Mondiaux, continue de faire grandir son expérience du MMA.
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