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"La draft de WNBA, j’y pense énormément" : le phénomène du BLMA Sarah Cissé se confie avant le derby face à Toulouse à l’Arena
Toujours avec le sourire, Sarah Cissé dispute sa deuxième saison avec le BLMA. JEAN MICHEL MART

Quelle est la sensation de jouer une deuxième fois à l’Arena ?

C’est trop bien, c’est une super salle. J’espère qu’elle sera pleine. Le match va être trop bien. L’an dernier, ça m’avait marqué, c’était mon premier match à domicile au BLMA. Jouer dans une grande salle pour l’entrée en matière, forcément ça marque. En plus, on avait gagné.

Comment vous vous sentez cette saison ?

Je me sens bien. Ça va, Dieu merci ! Il y a des choses à améliorer. Je travaille un peu tout mais je bosse surtout mon tir, mon dribble et beaucoup mes lectures. Le fait d’arriver à trouver la joueuse qui est libre. De plus en plus, ça ferme à plusieurs sur moi, il faut que j’arrive à trouver mes coéquipières plus souvent.

Vous jouez dorénavant ailière forte, c’est un changement voulu ?

Avec pivot, j’aime bien les deux postes. J’aimerais plus évoluer comme ailière forte. C’est même pas une question de poste, c’est plus ce que je fais sur le terrain. Il faut qu’il y ait du mouvement, de la course… En soi, que je sois pivot ou ailière forte, tant que je me retrouve dans le plan de jeu, il n’y a pas une grande différence.

Vous shootez également plus à 3-pts…

J’ai bossé dessus, oui. Je veux être “all-around”, je veux pouvoir scorer de partout, et le tir à 3 points, c’est un objectif.

Le BLMA grand favori à l’Arena

Au vu du classement et bilan actuel, le BLMA apparaît clairement comme le grand favori dans ce derby occitan face à Toulouse, ce samedi (20 h) à la Sud de France Arena. Les Héraultaises avec un bilan de six succès pour une seule défaite, tout l’inverse des visiteuses, pourraient même prendre la tête du championnat en cas de contre-performance de Basket Landes.

Mais le match pourrait être plus serré que prévu. Déjà parce que les Toulousaines ont fait tomber le leader landais, la semaine dernière, à la surprise générale. Tandis que Lattes-Montpellier oscille entre le bon et le mauvais en ce moment. Comme le prouve cette défaite en Espagne, jeudi, sur le parquet de Lugo (86-80). Pour cette rencontre, le BLMA sera toujours privé de Bernies (rupture du ligament croisé) et de Diallo (rééducation à Clairefontaine).

Cet été, vous avez été MVP de l’Euro U20. Qu’est-ce que vous ressentez d’avoir cette étiquette d’espoir du basket français ?

J’ai plus de médiatisation. Cette année, c’est la première fois que je suis allée en conférence, donc je suis plus sollicitée, mais ça me va. Je fais mon taf sur le terrain, et ce qu’il y a à côté, c’est un plus.

Vous avez également été sélectionnée avec l’équipe de France A…

La première fois que j’ai été sélectionnée (novembre 2025, NDLR.), j’étais choquée, je ne m’y attendais pas du tout. On n’avait pas fait énormément de matchs en championnat. On était pas mal de jeunes à cette campagne-là, c’était en Espagne. À chaque fois, j’espère que mon nom sera sur la liste.

Vous faites partie d’une génération dorée avec Tournebize, Risacher ou encore Angloma…

Tous les ans, le vivier est toujours immense. Il y a tellement de fortes joueuses françaises. Quand tu prends toutes les générations, il y a tout le temps quelqu’un. Après, c’est vrai, génération 2006-2007, il y a du beau monde. Des joueuses qui performent que ce soit en France ou à l’étranger. Génération dorée, j’accepte !

"Je suis à 100 % avec la jeunesse"

Pensez-vous à la draft de WNBA en avril ?

Oui, j’y pense énormément. Après, je n’ai pas pris de décision. C’est proche, je vais décider. Je ne sais pas encore si j’ai envie de rester en Europe ou découvrir les États-Unis.

Vous vous reconnaissez dans cette génération qui ose plus ?

Je ne sais pas si c’est une génération qui a moins peur, comparée aux précédentes, mais je pense qu’il y a plus de place dans les ligues professionnelles pour que la jeunesse puisse s’exprimer. Avec moins de stars, c’est plus simple de lancer des jeunes. Le basket, c’est qu’un jeu. Quand je suis sur le terrain, je joue. J’essaie de ne pas me poser de questions.

En ce moment, la jeunesse se mobilise dans la rue. Vous en pensez quoi ?

Je suis à 100 % avec eux. Je trouve que ce sont de belles causes pour lesquelles ils se battent. Je n’ai pas manifesté, mais j’essaie de relayer. Au lycée, j’étais à l’INSEP, on était un peu privilégié. On est très peu dans les classes, on a des profs que pour nous. On a tout le temps un accompagnement. Ce n’est pas pareil partout. Même dans les collèges. Quand j’étais au Pôle espoir, on était dans une ZEP. Au collège. Je m’étais rendu compte que les programmes n’étaient pas pareils. Il y a moins de profs et de moyens.

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