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l'essentiel Si la réception de l'ASM, ce samedi 7 novembre (14h30), s'annonce périlleuse, le leader voudra s'appuyer sur un pack expérimenté pour encadrer sa jeune garde et partir en vacances l'esprit tranquille.
Du jeune mais une faim de loup. Voilà dans quel état d’esprit se présentera cet après-midi le Stade Toulousain, privé de 26 joueurs au moment de recevoir Clermont avec l’étiquette d’une équipe "bonne à prendre". "Je ne sais pas trop ce que ça veut dire, sourit Paul Mallez, déterminé. Nous, on joue un match à domicile, à Ernest-Wallon. On a juste envie de le gagner, je n’ai pas envie d’aller chercher autre chose."
Alors que les "rouge et noir" se présenteront avec une formation expérimentée devant mais plus expérimentale derrière (voir encadré), le staff n’a aucun doute sur la compétitivité de son équipe. D’autant que si cela ne lui garantit rien, la classe biberon a déjà donné dans un passé plus ou moins récent des garanties sur sa faculté à faire avancer le club durant les doublons.
Alors que le pack aura fière allure malgré les absences, la ligne de trois-quarts affichera un visage juvénile, Teddy Thomas étant le seul "ancien" présent pour épauler la talentueuse classe biberon. Les sept joueurs qui débuteront la partie affichent en effet 23,3 ans et 47 matchs de Top 14 ou de niveau international de moyenne. Si l’on enlève l’international français (33 ans ; 28 sél.), les chiffres tombent à 21,7 ans et 13 matchs.
Pour Lukas Amati (19 ans), ce sera seulement sa troisième feuille de match chez les pros, la première à Ernest-Wallon après les déplacements à Castres et Pau.
"Il y a une grosse énergie de la part des jeunes qui ont pour la plupart entre 18 et 22 ans, confie Jean Bouilhou. On sent chez eux beaucoup de motivation, beaucoup d’application, de concentration. On a eu très peu d’entraînements mais l’énergie était là. Bien sûr, tout n’est pas parfait mais on va se jeter dans la bataille."
Pour ne pas revivre la même mésaventure que l’an passé face à l’ASM, qui était venue s’imposer au Stadium l’an passé (27-24) mais dans un tout autre contexte puisque le Stade était déjà quasiment qualifié pour les demi-finales, les entraîneurs stadistes sont donc allés à l’essentiel.
"On a essayé de simplifier un peu le jeu, de nous retrouver autour d’un rugby qui ressemble au Stade Toulousain mais qui est plutôt léché et simpliste pour faire en sorte que la mise en place soit efficace, dévoile Valentin Delpy, qui officiera pour la première fois de la saison à la charnière. La semaine de préparation a été assez rapide donc on a essayé de faire en sorte qu’on ait beaucoup d’automatismes autour de choses simples."
"Le discours dans ces cas-là, il est plus simple, prolonge l’entraîneur des avants. Il faut mettre de la rigueur, de la discipline et de l’énergie." Mais pas question pour les Toulousains, même s’ils vont forcément insister sur les basiques, de se renier.
"On a des jeunes joueurs, certes, mais qui ont de la qualité rugbystique, reprend Bouilhou. On n’est pas là pour adapter notre rugby. Ils sont au club depuis pas mal d’années donc ils savent comment on joue. C’est juste recadrer les contextes, notamment stratégiques sur les sorties de camp, sur les ballons proches des lignes et leur faire comprendre que tous les ballons ne sont peut-être pas bons à jouer."
Un côté "chien fou" que ne nie pas Delpy, assumant le fait que "des fois, ça part un peu dans tous les sens". Avec Simon Daroque, l’Ariégeois devra donc faire au mieux pour trier et alterner afin de permettre aux "rouge et noir" de faire basculer le match du bon côté sans trop s’exposer et se mettre en danger.
Ils pourront compter pour cela sur un pack expérimenté au sein duquel les retours de Jack Willis et Julien Marchand, combattants en chef, mais également Joel Merkler, ne seront pas de trop. Car au-delà des absences, le Stade a un statut à défendre et une place de leader à conserver.
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