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Après 87 km d’efforts (D + 1 922) sur un parcours aussi joueur que cassant, ce n’est pas une banderole sur la ligne d’arrivée qui allait lui résister. D’un geste et d’un cri rageur, mêlant joie et souffrance, Sydney Belvegue, 27 ans, a alors empoigné le morceau de tissu, se montrant le plus fort… dans le Fort Vauban.
Avec un chrono de 7h13’50 pour dompter la bête d’une Veni Vici (6e édition) délocalisée (arrivée les années précédentes aux Arènes) mais toujours aussi populaire (+ de 10 000 participants au total, dont 1 285 sur le 87 km).
''Même le VTT ouvreur a dit que cette course, c’était n’importe quoi avec tous ces changements de leaders…'', rapportait le speaker, Hugo, à Belvegue, lequel acquiesçait d’un hochement de tête.
Un mano a mano avec Elio Colombino (Manjolive) à l’issue duquel le licencié à Team Provence endurance est donc sorti vainqueur. ''Au 40e km, j’étais 8e et je me posais des questions'', expliquait-il, pourtant, après son succès.
Mais le résident de Marsanne (Drôme), qui expérimentait une aussi longue distance, avait de la réserve : ''Du 40e au 60e km, c’est très cassant, il fallait en garder sous le pied.''
Revenu à une minute de la tête de course et Colombino à 15 km de l’arrivée, Belvegue a fini par recoller.
''Après le dernier ravitaillement (km 75), je l’avais (Colombino) en vue, notait-il. Dans une montée, il s’est mis à marcher et, là, je me suis dit que c’était le moment. Il s’est accroché un moment, puis je ne l’entendais plus.''
Dix kilomètres plus loin, en revanche, Belvegue a pu entendre la clameur de la foule, amassée en nombre et ovationnant le successeur d’Emmanuel Gault, vainqueur des 5 premières éditions et absent en 2026. Vaincu valeureux, Colombino affichait lui un temps de 7h20’43 ; Valentin Vivien, 3e en 7h27’54.
Chez les dames, à 39 ans, Alice Olivier (SC Châteaurenard) a supplanté bon nombre de messieurs, 25e au scratch en moins de 9 heures (8h52’) !
Venus en famille de Normandie pour le week-end, Nathalie, la maman, et Jean-Benoît, le papa, avaient tout prévu. Jusqu’à immortaliser l’instant. ''On l’a suivi en course sur le site (livetrail.fr) et on savait qu’il était en tête'', s’exclame ainsi la mère de Pierre Fossard, téléphone dans la main sur la ligne d’arrivée.
Prête à dégainer la photo où son fils en termine en vainqueur. Et peu avant midi, le licencié à LFCxRunning Conseil, 26 ans, s’empare de la banderole, lauréat souriant de ce 52 km (2 097 participants).
''J’ai fait ce que j’avais à faire, lançait, au calme, le vainqueur de l’Eco trail Paris (80 km), en mars 2026. C’est une bonne préparation pour la SaintéLyon (80 km), fin novembre.'' En 3h54’51, Fossard a été le seul sous les 4 heures.
Chez les féminines, la Lyonnaise Émeline Crebassa (Team Running Pilat) a mis 15’ (4h44’58 contre 4h55’17) à… Mary-Charlotte Turco (AC2A Team trail), une vraie cliente. ''Après Cabrières (km 26,3), je ne l’ai plus vue'', résumait Turco.
Sur le 33 km, Barret (Salta Bartas 48) finit 1er chez les hommes (2h26’35) et Girard Boillot (Team Dynafit, 2h55’33) 1re féminine. Sur le 18 km, Guillot (Asmse, 1h22’58) 1er chez les messieurs et Nurit Thuin (ACNA Quissac, 1h44’44), 1re chez les dames.