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Dans la foulée d’un succès poussif obtenu la semaine passée face à Suresnes à Domec (18-16), les jaune et noir ont chuté dans le Loiret. Qui plus est sans rassurer, et cela pose question, voire inquiète.
À l’approche de ce nouvel exercice de Nationale 2026-2027, nous avions annoncé le promu orléanais comme l’équipe poil à gratter de cette catégorie. Après dix rencontres disputées, au profit d’une flatteuse sixième place et d’un bilan équilibré de cinq succès pour cinq défaites, le RCO est bien présent au rendez-vous. Et la dernière formation à s’être pris les pieds dans le tapis rouge, noir et jaune n’est autre que l’un des deux relégués de Pro D2, à savoir l’US Carcassonne.
Le premier quart d’heure à sens unique était pourtant bien loin de laisser croire à un tel dénouement. En effet, dominateurs sans partage, les Canaris avaient une mainmise totale sur le début de match et cantonnaient leurs adversaires dans leur propre camp… Le seul hic, car il y en a un, c’est que s’ils glaçaient bien un stade de la Source pourtant copieusement garni (5786 spectateurs), ils ne concrétisaient pas au tableau de marque autant qu’ils auraient dû le faire (3-6 à la 18e). On pense notamment aux deux échecs au pied de Jérôme Bosviel (2e, 15e). Mais aussi à ce rasant de l’ouvreur audois chipé in extremis par le troisième ligne local (et ex-Carcassonnais) Nicolas Tachat au nez et à la barbe de Maxime Gianet (7e). Et enfin à ce surnombre bien mal exploité en bout de ligne (11e).
D’autant que la suite allait être moins réjouissante. Après une bonne et sérieuse entame, les protégés du trio Rey-Osmond-Tidjini allaient retomber dans leurs travers. Et leur jeu en déliquescence. Avec en point d’orgue une indiscipline chronique. Jusqu’alors jamais véritablement en danger, les Canaris se sabordaient. Sans l’aide de personne. Tout d’abord par leur centre Jordan Puletua, une nouvelle fois coupable d’un placage dangereux (32e), style cravate, sur le demi d'ouverture local, Thomas Piquemal. Résultat des courses, un carton rouge et une infériorité numérique (bien lourde de conséquences) à suivre de quarante-huit minutes. De quoi, qui plus est, bien regonfler le moral des locaux et relancer leurs plus fols espoirs. Et comme en cours de rencontre allaient se rajouter deux nouvelles ''biscottes'', jaunes cette fois, pour Étienne Herjean (40e+ 2), puis pour Élie De Fleurian (80e)…
C’était une aubaine pour des Orléanais qui n’en demandaient pas tant. La suite, on la connaît, malheureusement. À force de lutter, les Canaris allaient finir par s’user physiquement, avant de craquer et de laisser filer un match fermé, sans grandes envolées ni véritablement intensité. Pour la première fois de la saison, ils n’allaient d’ailleurs même pas parvenir à inscrire le moindre essai de la partie quand leurs adversaires du jour, de leur côté, allaient passer la ligne à une reprise (65e). Une réalisation qui allait d’ailleurs leur permettre, peu de temps après l’heure de jeu, de prendre le score pour la première fois de la rencontre (13-9), pour ne jamais le lâcher. Un essai qui n’aurait toutefois pas dû être validé par M. Labarre, en raison d’un passage à vide manifeste de Jonathan Brillon sur Miracle Tangata, l’empêchant du même coup de plaquer Philip Wokorach, le porteur de balle.
Une faute bien lourde de conséquence, puisque cette intervention illicite allait ouvrir la porte à l’ailier local qui allait s’y engouffrer à pleine vitesse, avant de fixer l’arrière carcassonnais Alexandre Perez et d’envoyer sur orbite son pendant de l’aile opposée Matthys Gratien. Mais voilà, en Nationale, point d’arbitrage vidéo… Dura lex, sed lex.
Les Audois devront donc se contenter de ce point de bonus défensif. Outre ce revers de l’ex-pensionnaire de Pro D2 chez le promu de Nationale 2, l’autre principale information à retenir de cette dixième journée est qu’il n’y a plus à présent aucune formation invaincue dans cette Nationale. Le leader massicois s’est en effet fait surprendre à domicile par l’étonnante équipe rouennaise (8-14). Tant et si bien que c’est le statu quo au classement. Le RCME reste leader (52 points), Chambéry dauphin (41) quand Carcassonne complète le podium (36). Mais les Audois doivent assurément remettre le bleu de chauffe et les mains dans le cambouis s’ils comptent renouer avec le succès dès la semaine prochaine lors d’un second déplacement consécutif, cette fois en Bretagne et plus précisément à Rennes.