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Après les deux points de bonus défensif à l'extérieur et "l'échec" face à Toulon, l'USAP a une occasion de retrouver la victoire loin de Perpignan, ce samedi, face à un Pau privé de 23 joueurs (16 h 35) et se redonner de l'air sur son objectif de début de saison.
N'est-ce pas un nouveau samedi où revient cette petite musique qui fait naître un léger sourire à l'idée d'une possible victoire à l'extérieur de l'USAP ? Presque tous les quinze jours, une nouvelle pièce vient alimenter le jukebox. Ce samedi encore (16 h 35), elle revient, à l'heure où les Catalans se rendent chez une Section Paloise privée de 23 éléments, dont dix internationaux.
Le staff de l'USAP, par la voix de Nicolas Godignon, entraîneur de la défense, tempère néanmoins : "Ils ont construit leur effectif pour prétendre à être au top. Même s'ils n'auront pas certains de leurs titulaires, ils en ont d'autres capables de les remplacer avec efficacité." Ceci étant dit et évacué, puis pondéré par les dix-huit absents catalans, le peuple sang et or n'en attend pas moins une victoire.
Ce samedi peut-être plus que les autres, en raison du contexte des doublons, mais aussi parce que Pau a réussi à l'USAP la saison dernière. Il y a quasiment un an jour pour jour (1er novembre 2025), les Catalans arrachaient leur premier point de la saison au Hameau (27-23). Seul Toulouse avait jusqu'alors pris un point là-bas. En février dernier, les sang et or avaient même passé 40 points à cette Section.
"Entre la saison dernière et cette saison, il y a des choses qui changent, mesure l'arrière Tristan Tedder. Mais il y a des bases qui restent. Pau est une équipe performante ballon en main, en conquête, au pied... À nous de faire un bon match dans tous les domaines." C'est précisément là que les progrès doivent aussi se mesurer pour l'USAP.
Si l'espoir d'une première victoire à l'extérieur depuis avril 2024 a souvent été légitime, l'USAP est en quête de la bonne formule pour réunir tous les ingrédients du succès loin d'Aimé-Giral. Et là encore, s'il fallait un peu plus y croire, les sang et or pensent naturellement s'en rapprocher. "Le temps d'analyse permet souvent d'évacuer un peu la frustration. Il donne plus d'explications à un échec pour passer à la suite et s'en nourrir pour qu'on puisse construire la victoire de demain, dans des conditions qui peuvent être un peu similaires", étaye l'entraîneur de la défense catalane. Dans les fins de match serrées, l'USAP n'a en effet jamais fait basculer la pièce du bon côté : à Paris (28-26), à Toulouse (38-33) et, la semaine dernière, contre Toulon (24-25). "C'est à nous aussi d'apprendre...", poursuit Godignon.
La réalité, c'est ce qu'on sera capable de faire dans nos standards.
Apprendre, oui, mais rapidement. Parce que "l'échec" de la défaite face à Toulon doit être digéré comptablement. "Aujourd'hui, au classement britannique, on est à -1, commente Godignon. Ce serait bien, voire parfait, de pouvoir quitter ce bloc en ayant équilibré ce classement." Pour y parvenir, les Catalans doivent s'imposer en déplacement, après le -3 concédé à Aimé-Giral. Pau est la première occasion. "L'idée est de négocier nos déplacements au mieux pour éviter de regarder vers le bas. Notre championnat, c'est la dixième place. Aujourd'hui, on est deuxième de notre championnat. Ce qu'on veut, c'est le gagner."
Ces Catalans se veulent donc conquérants. Ils ont déjà reconnu leurs erreurs dans la préparation des rencontres à l'extérieur. Donc, excepté quelques focus, l'USAP veut rester concentrée sur elle-même. "On veut essayer d'écrire notre série à l'extérieur. Mais la réalité, c'est ce qu'on sera capable de faire dans nos standards de rugby et aussi dans l'état d'esprit. On a confiance dans ce qu'on propose ensemble. On sent qu'on est sur la bonne voie", martèle Nicolas Godignon.
Ce déplacement dans le Béarn constitue donc une nouvelle occasion de le prouver. Une occasion, aussi, de pleinement réussir ce début de saison en rebasculant dans la bonne partie du championnat avant une coupure de deux semaines. "Se dire qu'on a envie de gagner à l'extérieur c'est bien beau, mais il faut qu'on mette les ingrédients pour le faire", harangue Tristan Tedder. L'état d'esprit, les Catalans l'ont mis dernièrement à Toulouse et face à Toulon. La réussite, ils l'ont eue quelque peu à Toulouse et trois fois à domicile. Alors, est-ce enfin le bon moment...