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Le Racing Club Narbonnais a manqué une occasion cruciale de s’éloigner de la zone de relégation en Pro D2 après sa défaite à domicile contre Nice (26-29). Les orange et noir, privés de vacances, devront continuer à bosser avant leur prochain match à Biarritz le 20 novembre prochain (21 h).
Il devra encore attendre quelques jours. Si Jacques Delmas voulait se rendre en vacances au Pays basque, son plan est tombé à l’eau : le manager du Racing Club Narbonnais devra attendre le 20 novembre (21 h) pour admirer le Rocher de la Vierge, et le stade Aguiléra alors que le Racing Club Narbonnais entamera son troisième bloc à Biarritz. "Il y avait tout pour partir en vacances, mais on n’y partira pas, lançait acerbe, le technicien après le revers des siens. Je suis malheureux parce qu’on a besoin de prendre des vacances, on a besoin de couper, de se régénérer… mais on ne les a pas méritées". De retour ce dimanche matin pour analyser leur défaite, les orange et noir bénéficieront de trois jours de repos avant de retrouver les terrains jeudi.
C’était l’heure de la bascule. Nous l’écrivions avant les retrouvailles face à Nice, une victoire vendredi soir aurait permis aux Narbonnais de se donner de l’air au classement. Les résultats de cette dixième journée de Pro D2 l’ont confirmé, Nevers et Béziers, ayant logiquement perdu, respectivement à Valence-Romans (46-12) et Colomiers (53-19), le Racing avait l’occasion d’abord, de doubler Nice, puis surtout de prendre huit points d’avance sur la place de barragiste et, symboliquement, d’être plus proche du Top 6 que de cette 15e place. "Au bout d’un moment, nous allons passer à la trappe. Nous avons laissé une très belle occasion de décrocher les autres", prévenait Delmas.
Il ne faut pas perdre à domicile : c’est la base au rugby, d’autant plus quand on est promu et qu’on vise le maintien. Perdre contre une très grosse équipe d’Oyonnax est acceptable bien que la manière restait très décevante (14-57), mais s’incliner contre un concurrent direct au maintien comme Nice (26-29), s'apparente à se tirer une balle dans le pied.
"Nous ne méritons pas de gagner, il faut regarder les choses en face, on a perdu le territoire, avec une occupation catastrophique, un troisième rideau qui n’a pas pris un ballon de volée, ils ont toujours joué dans notre camp, pestait Jacques Delmas, qui sentait cette performance arriver après une semaine d’entraînement qu’il avait trouvée médiocre voire mauvaise, mais n’a pas éludé sa part de responsabilité dans la défaite. "J’en suis le premier responsable, j’aurais peut-être dû appuyer pour faire une autre équipe, mais nous avons fait un choix, nous assumons"
Entre les occasions loupées à quelques mètres de la ligne azuréenne, les mauvais choix et l’absence de mouvements dans le jeu narbonnais, d’ordinaire plus léché, les Narbonnais ont finalement vu un succès leur filer entre les doigts. "Il y a eu des défaillances individuelles, en termes de stratégie, nous avons manqué de patrons, et quand tu n’as pas de talent sur les postes clés, tu le payes. Il y a le talent, le bulbe… dans les moments importants, nous n’avons pas eu de lucidité", des mots durs dans la bouche du manager, qui regrette encore le tournant du match, à 20-6, quinze contre quatorze à 5 mètres de la ligne et cette combinaison mal exécutée, alors qu’un maul aurait pu offrir au Racing un break définitif.
Les huit points visés dans ce bloc en cinq rencontres, n’ont pas été atteints, s’arrêtant à six, de quoi donner des regrets. "On en perdra d’autres… nous sommes en danger, nous le savons, la saison sera difficile mais je regrette que nous ne soyons pas allés chercher ce qui nous tendait les bras", concluait Jacques Delmas qui aura du boulot pour remettre son équipe sur les rails, avant d’entamer le troisième bloc, avant les Fêtes.