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l'essentiel Alors qu'ils devraient être réalignés ensemble en novembre, Antoine Dupont et Romain Ntamack feront partie des leaders du XV de France pour cette phase retour du Championnat des nations. Une charnière au talent indéniable mais qui a connu pas mal de coups durs ces dernières années. Jean-Baptiste Élissalde revient sur les débuts de leur association en bleu.
À l'approche du Championnat des Nations, le XV de France est frappé par une hécatombe de blessures qui doivent faire de sacrés nœuds à la tête du sélectionneur Fabien Galthié. Pourtant, une certitude semble émerger autour de ce brouillard ambiant : le retour de la charnière Antoine Dupont-Romain Ntamack.
La paire toulousaine devrait en effet être la cheffe de file du jeu tricolore, forte de son énorme vécu. Jean-Baptiste Élissalde, qui les a alignés ensemble pour la première fois lors du Tournoi des Six Nations 2019, revient sur leurs débuts : "C'est leur talent rugbystique qui nous a fait nous dire qu'ils avaient un avenir international commun. Tout simplement ! Il fallait être aveugle pour ne pas le voir. Peu importe leur âge, au vu de la conjoncture et du réservoir de l’époque, c’était une évidence. Nous n’avions pas grand-chose à perdre et il fallait préparer la Coupe du monde au Japon avec une équipe renouvelée. Leur talent a fait qu’il était naturel de les aligner ensemble sur le terrain. Ils étaient déjà au-dessus du lot", a partagé l'ancien entraîneur en charge des trois-quarts de l'équipe de France dans une interview accordée à Rugbyrama.
Malgré les discussions qui se sont imposées au staff, confier les clés du camion aux deux jeunes dès le Mondial 2019 est apparu naturel. "Il y a eu un petit peu de débats au moment du choix du XV de départ pour le match d’ouverture de la Coupe du monde, contre l’Argentine, se remémore celui qui a évolué dans les travées du stade Ernest-Wallon entre 2002 et 2010. Laurent Labit et Fabien Galthié étaient déjà intégrés au projet. Il y a eu une discussion à deux semaines du match, mais cela a été rapidement tranché par Jacques Brunel. L’évidence imposait de passer à autre chose et de lancer ces jeunes joueurs pour préparer la suite."
Et si les débuts n'ont pas été forcément évidents, les Toulousains ont rapidement su tourner la situation à leur avantage selon Jean-Baptiste Élissalde. "Ils ont pris les clés du camion avec la fougue et la jeunesse qui les caractérisaient, combinées à une pointe de timidité au tout début. Mais ils ont très vite été à l’aise, que ce soit aux entraînements, en match ou dans la vie de groupe. Leur talent sautait aux yeux de leurs partenaires, autant qu’à ceux des entraîneurs. Comme ils avaient toute la légitimité pour jouer, ils n’ont pas eu besoin de forcer leur nature pour s’imposer. La place leur revenait de droit."
Association de luxe installée par Galthié lors de son premier mandat à la tête des Bleus, la paire stadiste devrait évoluer ensemble cet automne. Une rareté ces dernières années. Entre les blessures, le choix du demi de mêlée "rouge et noir" de prendre part aux Jeux olympiques de Paris ou encore la concurrence, de Matthieu Jalibert notamment, les deux n'ont été alignés ensemble qu'à deux reprises sous le maillot frappé du coq depuis la Coupe du monde 2023. 79 minutes de temps de jeu commun, un total famélique pour deux joueurs de ce standard.
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