Apex Scores Lite Apex Scores Lite flag
back Retour
Volley-ball – Volstar : "Ça crée une euphorie et il y a beaucoup d’attente", revenu dans le championnat français, à Tours, Earvin Ngapeth va découvrir la Narbonne Arena contre les Centurions
De retour en France, Earvin Ngapeth est heureux d’avoir pu faire une pause de l’équipe de France cet été. DR

Ce samedi soir (20 h), la Narbonne Arena s’apprête à vivre un événement important par la réception de Tours. Cet été, l’un des meilleurs joueurs de l’histoire du volley, le réceptionneur-attaquant double champion olympique avec les Bleus Earvin Ngapeth, a rejoint le TVB pour deux saisons. Un retour aux sources pour le joueur de 35 ans.

La venue d’un des plus grands joueurs de l’histoire du volley est un événement à Narbonne. L’Indépendant ne voulait pas manquer l’occasion d’avoir les confidences d’Earvin Ngapeth avant la rencontre de samedi soir à l’Arena (20 h). La tâche ne fut pas si simple. Sans réponse finale du manager général de Tours à notre demande après plusieurs échanges, nous avons dû passer par l’intermédiaire du président des Centurions Bastien Anglade pour débloquer la situation, grâce aussi à la Ligue nationale de volley-ball, dont Ngapeth est l’égérie, pour enfin avoir le double champion olympique au téléphone. Pourtant la venue du réceptionneur-attaquant doit être une aubaine pour le volley français et son exposition. Non sans mal mardi soir, en deux fois, avant et après son entraînement, le phénomène français s’est montré très enthousiaste de prendre la parole et de balayer l’actualité autour de sa présence dans le championnat français pour deux saisons.

L’équipe de France

Comment vous sentez-vous en ce début de saison ?

Je me sens plutôt bien. C’est la première fois que je fais une vraie préparation de deux mois. C’est très différent, il y a du temps, le temps de voir les bobos. Donc, ça m’a permis de préparer la saison sans problème physique.

Qu’est-ce qui a motivé ce choix de mettre de côté les Bleus cet été et vous concentrer sur Tours ?

C’était la santé mentale surtout. J’avais besoin de faire une pause, même si peut-être que nous aurions dû la faire après les Jeux olympiques ou avant le Mondial, mais nous avions à cœur de faire la dernière compétition avec Toti (Benjamin Toniutti). Je pense que ça avait traversé l’esprit de tout le monde après les Jeux. Du coup, la pause est arrivée maintenant. Depuis 2010, je n’arrête pas, tout s’enchaîne, donc il fallait en faire une vraie, reposer le corps et la tête.

Le match à Narbonne

Connaissez-vous la Narbonne Arena ?

Je n’ai pas eu l’occasion de la voir ou de jouer dedans, je sais que cette enceinte tenait à cœur à ce club, c’est top d’avoir des salles comme ça. Mais je n’ai pas encore mis les pieds là-bas.

Comment voyez-vous ce match contre les Centurions ?

C’est une équipe qui a besoin de points, donc ce sera forcément compliqué. Et puis, toutes les formations se donnent à 200 % contre nous. C’est chez eux, ils auront beaucoup de motivation, le couteau entre les dents. C’est à nous de faire un bon début de match surtout. Nous regardons les résultats, nous les avons vus contre Royan en préparant le match là-bas. C’est une équipe jeune qui a besoin de confiance, donc ils vont sûrement être très agressifs dès le début.

Avez-vous pris connaissance de l’événement de votre venue à l’Arena ?

J’ai vu que j’étais sur l’affiche du club avec Marwa Loud, mais sinon, je ne suis pas très au courant de ce qu’il va se passer. Nous y allons pour le match, pour gagner et jouer au volley, je ne regarde pas forcément les animations prévues.

Sa présence dans le championnat français

Comment jugez-vous ce début de saison avec Tours ?

Les débuts de saison sont toujours délicats, tous les joueurs n’arrivent pas de suite. C’est bien de commencer par trois victoires en quatre matches. Nous jouons de mieux en mieux avec un groupe super jeune. Et puis, d’être dans ce club, il y a forcément de la pression. Jouer à domicile, dans une salle avec du public, ça avantage. Après, il y a toujours de la pression, beaucoup d’attente autour de l’équipe, mais c’est toujours bien d’être à la maison.

Êtes-vous surpris d’avoir perdu à Royan (3-2) ?

Non, pas forcément, je connais très bien cette équipe, j’habite là-bas. Je connais les copains, je sais leur détermination et l’ambiance dans cette salle. Nous les avons peut-être un peu sous-estimés au début et nous avons été surpris, mais je savais qu’ils allaient faire un gros match. C’est un faux pas de notre part, ça nous servira de leçon.

Vous rendez-vous compte de l’euphorie qui entoure votre présence dans le championnat ?

Je suis assez conscient et surtout à Tours. Je pense que le club a bien préparé mon arrivée, donc ça crée une euphorie et il y a beaucoup d’attente. Forcément, dans le championnat aussi. Nous avons fait un seul match à l’extérieur pour l’instant, à Royan, dans une salle ultra-pleine. Donc, je m’attends à ce que dans toutes les autres salles, il y ait pas mal de monde. C’était le but de mon retour, de faire parler du volley et de créer quelque chose autour.

C’était important pour vous de retrouver la France ?

J’avais envie de revenir, et puis dans l’objectif des Jeux olympiques dans deux ans, donc il fallait un club compétitif et qui me parle. C’était la meilleure option à Tours avec la Ligue des Champions, c’est le club le plus structuré, je suis aussi proche de ma famille, donc c’était important.

Avez-vous échangé avec les autres internationaux français de ce manque de ce genre de joueurs dans le championnat ?

Oui et non. Nous savons que les Italiens ou les Polonais ont cette chance de pouvoir jouer dans leurs championnats. Pour l’instant, je pense qu’en France, ce n’est pas encore possible financièrement parlant que tous les internationaux français rentrent. Je me rends compte de la chance que j’ai de le faire. C’est une envie, mais c’est assez loin pour l’instant. Il y a du travail à faire autour de ça.

Votre discrétion dans les médias est-ce un choix de votre part ?

Je ne sais pas si je suis très discret, je trouve que nous faisons pas mal de choses. Après, nous essayons de maîtriser pour ne pas que ce soit n’importe quoi. Pour la première fois, je fais partie de la communication avec la Ligue. Après, nous n’acceptons pas tout. Mais il y a une envie de faire.

Vous aimerez peut-être

Les Centurions ont vite plié ça

LA DÉPÈCHE il y a 2 jours

Rugby - Pro D2 : "Ça va faire drôle d'être dans les vestiaires visiteurs", capitaine de Narbonne ...

L'INDÉPENDANT il y a 1 jour

Masters 1000 de Paris : « Pas comme si j’avais fait un mauvais match »… Arthur Fils, la nouvelle ...

20 minutes il y a 2 heures

Volley-ball : l’Arago de Sète doit garder le rythme

Midi Libre il y a 14 heures

Avant l'annonce de la liste de Zinédine Zidane pour l'équipe de France, pourquoi Guillaume Restes...

LA DÉPÈCHE il y a 6 heures