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Le Masters 1000 parisien devrait être le théâtre d’une bataille âpre pour décrocher les derniers billets du tournoi des maîtres à Turin
Le suspense va bientôt prendre fin : à l’issue du Masters 1000 de Paris (du 2 au 8 novembre), les huit qualifiés pour le prestigieux Masters de fin de saison à Turin seront connus. Mais avant ce sprint final, certains prétendants sont minés par des pépins physiques. À quelques heures d’intervalle, le finaliste italien de Roland-Garros Flavio Cobolli (6e mondial) et le Français Arthur Fils (8e) ont connu des contretemps physiques dans leur quête d’une première qualification pour le tournoi des maîtres (15-22 novembre).
Victime jeudi d’une « petite élongation musculaire » au deuxième tour de l’ATP 500 de Vienne, Cobolli a été contraint d’abandonner, en larmes, comme si sa chance de voir Turin était passée. Le Florentin de 24 ans a depuis assuré qu’il rallierait tout de même la capitale française et ferait « tout son possible » pour s’aligner.
Absolutely heartbreaking scenes in Vienna 💔
— Tennis TV (@TennisTV) October 29, 2026
Flavio Cobolli leaves the court in tears as he is forced to retire against great friend Berrettini 😢 pic.twitter.com/NRyAVYkToQ
Premier poursuivant des quatre joueurs déjà qualifiés pour le Masters (Alexander Zverev, Carlos Alcaraz, Ben Shelton et Daniil Medvedev), Cobolli est le mieux placé pour décrocher la cinquième des huit places à Turin.
La blessure au genou droit du numéro 1 mondial Jannik Sinner, qualifié pour le Masters mais forfait jusqu’à la fin de la saison, offre une marge de sécurité supplémentaire à son compatriote italien. La longue absence de Sinner signifie en effet que le joueur classé 9e à la « Race », le classement de la saison qui détermine les huit participants au Masters, sera qualifié pour le tournoi des maîtres.
Sixième à la Race, Cobolli est pourchassé dans l’ordre par le Français Arthur Fils, l’Américain Frances Tiafoe et l’Australien Alex de Minaur, neuvième et à ce stade dernier qualifié pour Turin. Le meilleur tricolore a cependant lui aussi été contraint à l’abandon vendredi en quarts de finale de l’ATP 500 de Bâle. Mais il a assuré ce dimanche qu’il participerait bien au Masters 1000 parisien. « Tout a l’air d’être en place » sur le plan physique, a-t-il assuré.
Dixième à la Race, l’Espagnol Rafael Jodar n’a qu’un petit point de retard sur De Minaur, finaliste malheureux face à Carlos Alcaraz au tournoi ATP 500 de Vienne dimanche. Le onzième Novak Djokovic, septuple vainqueur dans la capitale française, et le douzième Taylor Fritz, doivent au minimum se hisser dans le dernier carré pour espérer voir Turin.
À l’heure de l’explication finale pour le Masters de Turin, « il y a beaucoup de nervosité », souligne le directeur du Masters 1000 de Paris Cédric Pioline. « Il y a ceux qui ont leur destin entre leurs mains, et puis ceux qui ont besoin d’avoir des résultats croisés selon les résultats des autres. C’est ça qui est excitant », se délecte par avance l’ex-5e mondial.
Si l’Allemand Alexander Zverev étrennera lundi à Paris son nouveau statut de numéro 1 mondial, Cédric Pioline ne se risque pas à désigner un favori pour la gagne. « C’est vraiment assez ouvert », estime le directeur du tournoi. « En fin de saison, on sait toujours qu’il y a des joueurs fatigués, qui ont sûrement un peu mal à droite, à gauche ». De quoi ouvrir la voie à des surprises pour cette 40e édition d’un tournoi qui a sacré des joueurs comme l’Américain Jack Sock en 2017 ou le Russe Karen Khachanov un an plus tard.