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Renversé mardi sur le court de la Plénitude Arena par un Novak Djokovic toujours au sommet de son art à 39 ans, Valentin Vacherot, impressionné par son bourreau, ne tarissait pas d'éloge sur le monstrueux champion serbe à sa sortie du court.
Avant de remporter le Masters 1000 de Shanghai la saison dernière, Valentin Vacherot avait écarté de sa route un Novak Djokovic qu’il n’avait encore jamais croisé encore. Le Monégasque devra se contenter d’une seule victoire face au Serbe. Mercredi pour les retrouvailles entre les deux hommes au 2e tour du Rolex Paris Masters, le vainqueur en Chine un an plus tôt a subi la loi (en trois sets : 6-7, 7-5, 6-1) de l’ancien numéro 1 mondial, redevenu presque injouable pendant les deux derniers sets après avoir perdu le premier.
Une fois sorti du court, le cousin germain d’Arthur Rinderknech a avoué qu’il avait eu le sentiment de se heurter à un véritable mur. Et même bien davantage encore. « Bravo à lui, il n’a pas fait une faute. Il m’a poussé à bout, dans mes retranchements, et je n’avais plus rien mentalement. Physiquement si, mais c’est vraiment mentalement que ça ne suivait plus. Je sentais qu’il jouait de mieux en mieux et qu’il voulait faire de moins en moins d’erreurs ».
Et Vacherot de comprendre comme toutes les victimes du « GOAT » avant lui que lorsque l’homme aux 24 sacres en Grand Chelem et plus de cent titres sur le circuit (102) se hisse à ce niveau de tennis, il n’y a rien à espérer. « Affronter Novak, c’est quand même quelque chose (…) En fait, tu joues une montagne, pas seulement un joueur de tennis. Quand il ne fait plus une faute, tu commences à regarder un peu plus en face. Et c’est là que ça devient encore plus dur, parce que c’est le joueur le plus décoré du tennis ».
C’est d’autant plus compliqué à en croire l’actuel 27e mondial que même si les adversaires du « Djoker » pensent savoir comment procéder pour reprendre la main face à un Djokovic jamais aussi fort que lorsqu’il arrive à faire jouer toujours un coup de plus à son adversaire, en réalité, cela ne se passe pas du tout de la sorte sur le court.
« En fait, à un moment, s’il a envie, il ne fait plus de faute (…) Donc pour gagner les points, soit tu fous 35 fois la balle dedans et et tu espères qu’à un moment, il craque physiquement, soit tu essayes de lâcher un winner (sic) Le problème, c’est que pour lâcher un coup gagnant, il faut que tu te places parfaitement. Mais quand la fatigue arrive, que le match continue, ce n’est pas facile ».
Et quand beaucoup voient le Serbe en fin de vie tennistique, Vacherot assure que celui qui tentera mercredi aux dépens du surprenant Australien Rinky Hijikata de se hisser une énième fois en 8es de finale dans un Masters 1000 a encore tout pour mener la vie dure aux meilleurs pendant un moment.
« Novak joue plus vite que quand il était à son top (…) Il arrive toujours à battre des mecs dans tous les tournois, il a gagné un 500 il y a un mois à 39 ans et là, il a encore un « shot » pour le Masters… ». Après Vacherot, Hijikata devrait assurément avoir droit lui aussi à sa piqûre de rappel.