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La crise diplomatique et sportive entre le Real Madrid et la Chine ne retombe pas. Bien au contraire. Selon le site hongkongais Dimsum Daily, un porte-parole du centre sport et jeunesse du China Media Group, maison mère de CCTV, a rejeté l’argument du club madrilène selon lequel les propos de Mbappé relevaient de son opinion personnelle. Pour Pékin, le Real ne peut pas échapper à sa responsabilité.
Le message est sans ambiguïté. Le porte-parole a estimé que les propos avaient blessé le peuple chinois, et prévenu que ce type de déclaration se heurterait à une « résistance commune » de la société chinoise. Rien ne sera négociable tant que les excuses ne seront pas jugées suffisantes, selon le média. La radio-télévision basque Onda Vasca confirme que la Chine ne diffusera pas la Liga et considère les excuses du Real comme insuffisantes.
Côté madrilène, la ligne de défense est claire. D’après la presse espagnole, citée par Dimsum Daily, le club considère que Mbappé s’est exprimé à titre personnel et que ses partenariats avec des entreprises chinoises ne sont pas affectés. Il cite en exemple l’accord mondial signé avec Roborock en janvier 2026. Une position que le porte-parole chinois a refusé de commenter.
Tout est parti de propos de Mbappé sur une image satirique superposant son visage à celui de Mao Zedong, rappellent Al Jazeera et Africa Soccer. L’attaquant a présenté ses excuses, jugeant ses mots maladroits. Le Real a suivi. Mais la tempête continue.
Les conséquences sont déjà lourdes. La télévision d’État chinoise a suspendu la diffusion des matchs de Liga impliquant Mbappé, et les publicités le mettant en scène ont été retirées, selon l’agence espagnole citée par Africa Soccer. Au moins deux marques, Dongpeng et Mengniu, ont rompu leurs contrats avec le joueur, des accords personnels et non liés au club.
Javier Tebas a dû monter au créneau. Le président de la Liga a présenté ses excuses au peuple chinois au nom de la ligue, et averti que le comportement d’un individu pouvait nuire à tout le championnat, selon Dimsum Daily. Il a rappelé que la relation avec la Chine concernait plus de 20 clubs et des millions de supporters.
C’est dans ce contexte explosif que le Real se déplace au Racing Santander, au Sardinero, dimanche. Selon El Debate, José Mourinho a mis son vestiaire en garde contre un match piège : « Hay que ir a ganar dándolo todo », il faut aller gagner en donnant tout. La rencontre ne devrait pas être retransmise en Chine.
Pour le Real, l’enjeu dépasse le sportif. Le club revendique une immense base de supporters en Chine, et chaque jour de crise érode son image sur ce marché stratégique. Le verdict est loin d’être tombé.
Une chose est sûre : cette affaire ne se réglera pas avec un simple communiqué. Le feuilleton continue, et ça sent la poudre entre Madrid et Pékin.