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l'essentiel Sacré à domicile à Londres, l'attaquant anglais Harry Kane a remporté le Ballon d'Or 2026 après une saison monumentale à 73 buts, devançant Kylian Mbappé. Chez les femmes, l'Espagnole Alexia Putellas a décroché le prestigieux trophée pour la troisième fois de sa carrière.
Le serial-buteur Harry Kane, intenable la saison dernière avec le Bayern Munich et l'Angleterre, s'est adjugé le Ballon d'Or 2026, trophée individuel le plus prestigieux du football mondial, chez lui à Londres au cours d'une cérémonie à l'accent résolument espagnol, ce lundi 26 octobre. Il ne pouvait pas y avoir meilleur décor que la capitale britannique, où la 70e édition du prix était délocalisée à titre exceptionnel, pour couronner l'enfant du pays, né il y a 33 ans ici même. "Ramener ce trophée à la maison, voir un Anglais le remporter, c'est quelque chose de vraiment, vraiment spécial, surtout ici à Londres. Quelle soirée de folie !", a-t-il réagi.
HARRY KANE IS THE 2026 BALLON D'OR! #ballondor pic.twitter.com/k3CUlwLF1E
— Ballon d'Or (@ballondor) October 26, 2026
Celui qui est surnommé "HurriKane" (un jeu de mots avec "hurricane", soit "ouragan") a emporté toutes les défenses la saison dernière, celle sur laquelle devaient voter cent journalistes du monde entier. Au total, il a empilé 73 buts en club et en sélection, la deuxième meilleure performance de l'histoire sur une saison derrière l'Argentin Lionel Messi et ses 82 réalisations en 2010-2011. Il est devenu au passage le premier Anglais à recevoir le Ballon d'Or depuis Michael Owen en 2001, il y a 25 ans, et le sixième en tout en comptant Stanley Matthews (1956), Bobby Charlton (1966), George Best (1968) et Kevin Keegan (1978 et 1979).
Ses statistiques époustouflantes ont fait la différence face aux autres favoris annoncés, à commencer par le Français Kylian Mbappé – qui doit se contenter de la deuxième place, son meilleur classement – et l'Espagnol Lamine Yamal, troisième. Mbappé avait pour lui d'avoir terminé meilleur buteur en Championnat d'Espagne (25 buts), en Ligue des champions (15 buts) et au Mondial (dix buts). Yamal misait sur son football spectaculaire et ses titres, en Liga et à la Coupe du monde, du haut de ses 19 ans.
Les journalistes amenés à voter pour le meilleur joueur de la saison 2025-2026 avaient trois critères à prendre en compte, par ordre décroissant : les performances individuelles et le caractère décisif, les résultats collectifs et le palmarès, et enfin le comportement du joueur.
Chez les femmes, la prestigieuse récompense individuelle a été reconquise par l'Espagnole Alexia Putellas (32 ans) déjà sacrée en 2021 et 2022, et qui succède à sa compatriote Aitana Bonmati. La "reine" a refermé cet été une période dorée de 14 ans au FC Barcelone sur un quatrième titre en Ligue des champions et un dixième en championnat, avant de répondre aux sirènes des London City Lionesses. "Ce que j'ai vécu l'année dernière, c'était une histoire parfaite", en conclusion d'une expérience "spéciale, magique", a-t-elle rembobiné en conférence de presse. Ce troisième Ballon d'Or, acquis dans sa nouvelle terre d'accueil vient aussi symboliser l'énorme résilience de Putellas, revenue d'une grave blessure au genou subie en juillet 2022.
Globalement, l'Espagne a fait main basse sur la quasi-totalité des récompenses distribuées lundi soir, dans les catégories "entraîneurs", "meilleurs jeunes" (moins de 21 ans) et "gardiens". Le sélectionneur Luis de la Fuente, l'attaquant Lamine Yamal et le portier Unai Simon, tous sacrés à la Coupe du monde cet été, ont fait main basse sur tous ces prix.