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« On ne pourrait pas s’en passer » : à Bayonne, la 11e édition de la Foulée du partage va lancer la saison hivernale de La Table du soir

L’association solidaire basée à Bayonne qui, chaque soir, sert près de 90 repas gratuits au plus démunis attend beaucoup de l’événement pour l’aider à financer ses actions. Plus d’un millier de coureurs devraient prendre le départ, le 29 novembre prochain

Les deux coprésidentes de La Table du soir, Christelle Casteignau et Anne Davant.
« La Foulée du partage représente un quart de notre budget de fonctionnement, soit près de 25 000 euros. On ne pourrait pas s’en passer »

« Aujourd’hui, la Foulée du partage représente un quart de notre budget de fonctionnement, soit près de 25 000 euros. On ne pourrait pas s’en passer », résume Anne Davant. La manifestation sportive propose un parcours de 10 kilomètres, pour 13 euros d’engagement. Somme intégralement orientée vers l’aide aux démunis. Une marche de 7,5 kilomètres, au tarif de 7 euros, est également organisée pour permettre au plus grand nombre de prendre le départ. Une course de 2 kilomètres est aussi proposée aux enfants (gratuit).

Pour cette nouvelle édition, la jauge a été portée à 1 500 coureurs quand ils étaient autour d’un millier, en 2025 (1). « Nous avons également décidé d’offrir dix dossards solidaires qui seront remis à ceux qui souffrent de la précarité ou à des personnes exilées. Cette initiative est une nouveauté, elle sera réalisée en lien avec les autres associations qui œuvrent dans le domaine du social », indique Anne Davant.

« Ils sont incroyables ! »

Ce jour-là, les 232 bénévoles de « La Table » seront répartis sur le parcours pour veiller au bon déroulement des épreuves. D’autres structures, comme le club de rame Euskal Arrauak Baiona, ou des groupes de musiques, comme la batucada Tim’bodé ou la banda Lous Tilholes, participeront aussi à l’animation de cette matinée solidaire. Anne Davant et Christelle Casteignau saluent un élan de mobilisation qui ne s’arrête pas à ce seul événement.

Elles citent, entre autres, les 18 peñas qui offrent des denrées et viennent cuisiner, à tour de rôle, pour les bénéficiaires de l’association. « Cela représente 35 % des repas que nous assurons, chaque année », pointe Anne Davant. « Ces associations ainsi que nos bénévoles sont incroyables, applaudit-elle. Leur engagement résiste en dépit du contexte économique que nous subissons tous. »

« Ce n’est pas rien de se déplacer pour donner de son temps, lorsque le coût de la vie et les prix des carburants ne cessent d’augmenter, abonde Christelle Casteignau. Nos volontaires ne vivent pas tous à Bayonne. Beaucoup viennent du Sud Landes, mais aussi de l’intérieur du Pays basque. Cela nous préoccupe pour l’avenir, mais pour l’instant, grâce à eux, l’association fonctionne. »

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