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Voile – Route du Rhum : Basile Bourgnon, sur les traces de son père

Ce dimanche, Basile Bourgnon prendra le départ de la Route du Rhum. Le Français tentera d’imiter son père, double vainqueur de l’épreuve.

Après Laurent Bourgnon, disparu en mer il y a onze ans, voici Basile. Trente après après les deux victoires de son père, en 1994 puis en 1998, Basile Bourgnon, sur son Edenred, prendra, ce dimanche 1er novembre, le départ de l'édition 2026 de la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Son nom a déjà été cité parmi les potentiels futurs vainqueurs de cette prestigieuse course de voile. En attendant, le navigateur, qui concourra dans la catégorie Ocean Fifty, s'est longuement confié, ce mercredi, auprès du site internet officiel de l'organisation.

Malgré son illustre père, sa vocation pour la voile ne vient pourtant pas de lui : "J’ai commencé très tôt, à l’âge de 11 ans. J’étais trop grand pour faire de l’Optimist et la seule façon de continuer, c’était de me mettre au catamaran. On avait réparé un Hobie Cat qui s’était échoué sur la plage. Mon père l’avait acheté et depuis, je n’ai jamais arrêté d’en faire. Même si j’ai fait du Mini et du Figaro, j’ai la sensation que c’est en multicoque que je m’exprime le mieux."

Bourgnon : "Je ne peux pas nier l’histoire"

Basile Bourgnon est aussi revenu sur le fait que le passé glorieux de son père lui est forcément régulièrement rappelé en interview : "Je ne peux pas nier l’histoire et puis c’est aussi la mienne : ça fait très longtemps que j’ai envie de faire du bateau. Mon père, c’est surtout un exemple pour moi. J’ai surtout appris à connaître sa carrière après sa disparition. Je pense que même s’il n’avait pas été mon père, j’aurais admiré le sportif qu’il était. D’une certaine façon, il a été précurseur de plein de choses."

Un père qui l'avait aussi fait vivre sur un bateau pendant sept ans : "C’est le style d’éducation que mon père nous a donné. Nous avions toujours une grande liberté pour nous exprimer et être très autonomes. Et en parallèle, il était d’une grande exigence. Je n’ai pas été longtemps à l’école, mais j’ai eu la chance d’être autodidacte, d’apprendre de ce que je vois. La plus grande qualité que mon père m’a transmise, c’est cette capacité à m’adapter à n’importe quelle situation et à n’importe quelle personne."

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