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La Formule 1 maintient pour l'instant son intention de disputer les deux derniers Grands Prix de la saison 2026 au Qatar et à Abou Dhabi, malgré les tensions persistantes au Moyen-Orient.
Le championnat surveille toutefois attentivement l'évolution de la situation sécuritaire, notamment à l'approche des élections américaines de mi-mandat, et dispose d'une solution de remplacement à Imola.
Les inquiétudes se sont intensifiées après l'annonce de Yamaha, qui a décidé, avec son équipe satellite Pramac, de boycotter le Grand Prix MotoGP du Qatar, prévu le week-end prochain. D'autres formations, à l'instar de l'écurie VR46 de Valentino Rossi, semblent prêtes à lui emboîter le pas...
Cette décision a provoqué une réaction ferme du championnat, qui menace les équipes concernées de sanctions contractuelles et sportives. Malgré cette controverse, le MotoGP maintient son épreuve à Losail. Son CEO Carlos Ezpeleta s'est même rendu au Qatar pour discuter des garanties de sécurité avec les autorités locales.
La situation concerne directement la Formule 1, également contrôlée par Liberty Media, qui doit se rendre au Qatar du 27 au 29 novembre avant de conclure sa saison à Abou Dhabi. La F1 a adressé une lettre aux écuries pendant le week-end du Grand Prix du Mexique pour confirmer le maintien de son calendrier.
Le championnat souligne que les recommandations officielles aux voyageurs et les conditions d'assurance n'ont pas changé depuis mai, ne justifiant donc aucune modification immédiate, alors que plusieurs pays (dont la Grande-Bretagne), conseillent la plus grande prudence à leurs ressortissants.
Les organisateurs italiens auraient reçu, il y a plus de six semaines, l'autorisation de préparer le circuit et d'installer des tribunes temporaires. Si cette solution n'est finalement pas utilisée, la Formule 1 prendra en charge les dépenses engagées.
La situation reste particulièrement sensible en raison des risques d'escalade du conflit après les élections américaines de mi-mandat. Dans le paddock, les prises de position publiques demeurent prudentes. La lettre envoyée aux équipes leur demanderait de faire confiance à la F1 et à la FIA, tout en évitant les déclarations trop critiques.
Laurent Mekies, team principal de Red Bull, a ainsi rappelé que les instances dirigeantes disposaient des informations nécessaires pour prendre les bonnes décisions. James Vowles, son homologue chez Williams, a exprimé une position similaire.
Certains pilotes ont néanmoins fait part de leurs réserves. Carlos Sainz avait notamment estimé à Austin qu'il était prématuré d'affirmer avec certitude que les courses pourraient se dérouler sans danger. Le pilote Williams évoquait l'instabilité régionale et les conséquences potentielles des événements politiques américains. Après ces déclarations, Sainz a toutefois précisé qu'il conservait toute sa confiance envers la F1 et la FIA.
Max Verstappen s'est montré plus direct, laissant entendre que les pilotes ne disposaient pas d'une totale liberté pour exprimer leurs inquiétudes : « On n'est pas vraiment autorisé à dire ce genre de choses », a plaisanté le Néerlandais.
Plus sérieusement, il estime que tout dépendra des garanties de sécurité et de l'évolution du conflit : « Vous pouvez dire aujourd'hui que vous êtes heureux d'y aller, mais vous ne savez pas ce qui se passera la semaine prochaine. La région n'est toujours pas totalement stable. »
Pour l'instant, le Qatar et Abou Dhabi restent donc les destinations prévues. La Formule 1 assure néanmoins que la sécurité demeure sa priorité absolue et qu'elle prendra les mesures nécessaires si les circonstances évoluent.
Contrairement au MotoGP, elle dispose encore de plusieurs semaines pour évaluer la situation avant de prendre une décision définitive, même si elle peut se détériorer d"ici là si Donald Trump décide de reprendre les frappes sur l'Iran après le verdict des élections de mi-mandat, avec le risque bien réel des ripostes de Téhéran dans les pays du Golfe.