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C’était annoncé depuis plusieurs jours déjà. Mais il fallait attendre ce jeudi 22 octobre 2026 pour le confirmer définitivement (et officiellement) : la Lozère est bien au programme du Tour de France 2027.
Le parcours dévoilé aujourd’hui à Paris confirme aussi une arrivée à Mende, par la fameuse « montée Jalabert ». Mais ce n’est pas le seul ingrédient qui va rendre cette étape passionnante…
Ce sera le samedi 17 juillet, la 14e étape. La plus longue de ce tour sur le territoire français (199 km). Et la plus casse-pattes après les Alpes et les Pyrénées. Un tracé entre Montpellier (Hérault) et Mende qui ne laissera aucune chance aux sprinteurs.
Le dénivelé cumulé laisse rêveur (ou fait faire des cauchemars aux coureurs aux mollets pas assez costauds) : 4 300 m. Autant qu’une étape de montagne « ordinaire ».
Les soucis commenceront dans l’Hérault avec le « petit » col du Vent (8,4 km à 5,8 % quand même). Ils se poursuivront dans le magnifique cirque de Navacelles. La situation va encore se corser dans le Gard. Le peloton quittera Le Vigan, 230 m d’altitude, pour monter au col de la Lusette à 1 351 m. Plus d’un kilomètre de dénivelé donc.
Avec 11,6 km à 7,3 % ! Juste derrière, il y aura le Mont Aigoual. Et ce ne sera que la moitié de l’étape…
Une fois en Lozère, les coureurs vont continuer leur périple dans les Cévennes plus paisiblement. Mais il faudra garder des réserves. À moins de 25 km de l’arrivée la côte de l’Estrade sera encore propice à des attaques (ou des contre-attaques). Un « col » à 1 002 m avec 5,7 km de montée à 8,3 % c’est usant…
D’autant qu’à la fin, il y aura, c’est devenu un rituel pour le Tour ces dernières années, une arrivée déjà mythique : la côte de la Croix-Neuve. Si le nom ne vous dit rien, c’est normal. Ici et ailleurs, tout le monde l’appelle la montée Jalabert depuis l’épopée du coureur tarnais le 14 juillet 1995. Il y a même des bornes horodatrices qui permettent de calculer son chrono et d’obtenir un diplôme officiel attestant du temps réalisé ! Sans doute loin du cycliste de Mazamet… C’est assez bref (3 km), mais à 10,1 %…
« Les attaquants au long cours et les prétendants les plus explosifs pour le classement général ont là, matière à livrer bataille à tous les échelons », assure ASO. Le tout juste avant la dernière semaine de course, cumulant chrono individuel et Pyrénées.
Et si la Lozère a très peu figuré au programme du Tour pendant ses premières décennies, ce tracé confirme que la romance entamée en 1995 se poursuit désormais. Les Espagnols Marcos Serrano en 2007, Joaquim Rodriguez en 2010 et Omar Fraile en 2018 y ont imposé leur punch. Le Britannique Steve Cummings y a trouvé l’ouverture face à Romain
Bardet et Thibaut Pinot en 2015. Et en 2022, lors de la dernière visite du Tour à Mende, c’est l’Australien Michael Matthews qui sortait vainqueur d’une grande bataille de baroudeurs, pendant que Jonas Vingegaard résistait à l’accélération de Tadej Pogacar.
Reste à savoir si ces derniers se livreront la même bataille en 2027. Surtout avec, depuis, l’éclosion de Paul Seixas…