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Diogo Jota : un emoji, puis le silence… sa femme révèle leur dernier échange

Plus d’un an après l’accident qui a coûté la vie à l’attaquant de Liverpool et à son frère, Rute Cardoso livre un témoignage bouleversant. Et balaie au passage une idée reçue sur la voiture du drame.

Il y a des confidences qui serrent la gorge. Dans une biographie consacrée à Diogo Jota, dont les extraits ont été repris par le Mirror puis par Foot Mercato ce vendredi matin, sa femme Rute Cardoso raconte les derniers instants qu’elle a partagés, à distance, avec l’attaquant portugais. Quelques minutes après son départ, elle lui a souhaité « bonne route ». Il a répondu par un simple emoji.

Elle lui a ensuite demandé de garder les yeux sur la route. Ce message-là est resté sans réponse. C’est, selon son récit, le dernier échange auquel Jota a répondu avant l’accident.

ONZE JOURS APRÈS LE MARIAGE

Le 3 juillet 2025, Diogo Jota et son frère André Silva trouvaient la mort dans un accident de la route en Espagne, dans la province de Zamora. Le joueur de Liverpool venait de se marier, onze jours plus tôt, avec la mère de ses trois enfants. Les deux frères devaient rejoindre Santander pour prendre un bateau vers l’Angleterre, plutôt que l’avion, après une intervention chirurgicale aux poumons qui le dissuadait de voler.

Le choc avait été planétaire. Liverpool, champion d’Angleterre quelques semaines plus tôt, avait retiré le numéro 20 de son équipe masculine. Anfield s’était couvert de fleurs, d’écharpes et de messages. Rarement le football avait paru aussi désarmé face à un drame.

LA LAMBORGHINI, UNE IDÉE REÇUE

Dans ce même témoignage, Rute Cardoso tient aussi à corriger une image qui lui pèse. Le véhicule loué pour le trajet était une Lamborghini, qui devait être restituée à Santander, et Jota avait essayé une Ferrari avant le mariage. De quoi alimenter, à l’époque, bien des commentaires sur un supposé goût du luxe.

Sa veuve affirme l’inverse : selon elle, Diogo n’était pas attiré par le luxe et n’avait jamais été un passionné de voitures. Une mise au point simple, presque pudique, qui en dit long sur ce qu’a dû traverser la famille depuis plus d’un an, entre deuil et regard public.

UN HOMME AVANT UN JOUEUR

Formé à Gondomar, révélé à Paços de Ferreira, passé par l’Atlético de Madrid, Porto et Wolverhampton avant d’exploser à Liverpool, Jota était l’un des attaquants les plus appréciés de sa génération. International portugais, il avait remporté la Ligue des Nations avec la Seleção au printemps 2025, quelques semaines avant le drame.

Mais ce que cette biographie raconte, c’est autre chose. Un mari, un père, un frère. Un homme qui répond à sa femme par un emoji, comme des millions d’autres chaque jour, sans imaginer que ce sera le dernier. C’est sans doute pour cela que ce récit touche autant. Il n’a rien d’extraordinaire. Et c’est précisément ce qui le rend insupportable.

À Liverpool comme au Portugal, le souvenir de Diogo Jota reste intact. Ce témoignage, d’une sobriété rare, vient rappeler que derrière les hommages et les chants des tribunes, une famille continue d’avancer avec un vide impossible à combler.