Apex Scores Lite Apex Scores Lite flag
back Retour
Ballon d’or 2026 : fondée au 17e siècle, la plus ancienne maison de joaillerie au monde dévoile les secrets de fabrication du 70ème trophée de la cérémonie
Ousmane Dembelé

La cérémonie du 70e Ballon d’or aura lieu dans la soirée de ce 26 octobre à Londres. En attendant de savoir quel footballeur succèdera à Ousmane Dembélé au titre de meilleur joueur de l’année, découvrez le savoir-faire unique qui se cache derrière le fameux trophée, réalisé par la même maison de joaillerie depuis 70 ans.

Tous les projecteurs seront braqués sur Londres ce lundi 26 octobre : la capitale britannique accueille la 70e cérémonie du Ballon d’or au sein du théâtre London Palladium, situé dans le West End. Si l’évènement quitte Paris le temps de cette édition, c’est pour rendre un hommage spécial à Stanley Matthews, footballeur anglais vainqueur du premier trophée, en 1956. « 70 ans plus tard, le trophée revient ainsi, symboliquement, dans le pays de son premier lauréat. À cette occasion, Mellerio célèbre à la fois l’histoire d’un objet devenu iconique et l’héritage d’une maison qui, depuis plus de quatre siècles, fait vivre un savoir-faire d’exception », indique la griffe Mellerio dans un communiqué. C’est en effet cette maison parisienne, fondée en 1613 par des orfèvres italiens, qui a le privilège de façonner le trophée doré depuis sept décennies.

Dès sa fondation il y a quatre siècles, la plus ancienne maison de joaillerie au monde se spécialise dans la fabrication d’objets précieux, comme des boîtes en argent, des tabatières ou des boucles de chaussures, qui séduisent rapidement la cour royale. Au fil des générations, la maison élargit son savoir-faire à la joaillerie et à l’horlogerie, perpétuant des techniques devenues aujourd’hui rares, notamment pour la haute orfèvrerie : rare sont les marques qui sont capables, comme Mellerio, de manier le cristal de roche et les pierres dures pour créer ornements de table ou même des épées d’académiciens. Son artisanat reconnu dans le monde entier lui vaut assez naturellement de décrocher des contrats pour la création de trophées sportifs, comme pour le tournoi de Roland-Garros, mais aussi pour des compétitions concernant la voile, l’équitation et le golf.

Passer la publicité

Le graveur de Mellerio connaît le nom du vainqueur à l’avance !

L’histoire de Mellerio avec le Ballon d’or commence dès sa première édition lors du sacre de Stanley Matthews comme meilleur joueur européen de football de l’année, à la demande du journal L’Équipe, qui appartenait alors au groupe Amaury, propriétaire de France Football, titre à qui l’on doit l’idée de cette remise de prix. Son processus de fabrication n’a quasiment pas changé depuis 1956 et reste basé dans l’atelier de la marque, au 9, rue de la Paix. Près de 100 heures de travail sont nécessaires à sa réalisation, mobilisant moult savoir-faire de plusieurs artisans, six mois avant sa date de livraison.

Le Ballon d’or dans les ateliers de Mellerio à Paris.

Tout commence entre les mains de l’orfèvre, qui soude deux demi-sphères de laiton de la taille d’un véritable ballon de football (environ 22 centimètres de diamètre), avant de pratiquer une ouverture destinée à accueillir le socle de pyrite. Le trophée est ensuite confié au ciseleur, qui le remplit d’une matière appelée « ciment », afin de pouvoir travailler le métal par repoussé et faire apparaître, selon un tracé préalablement dessiné, les coutures caractéristiques d’un ballon de football. Une étape d’une grande minutie, qui exige près de quinze heures de travail pour reproduire fidèlement les 32 panneaux qui composent le ballon. Vient ensuite l’étape du polissage, avant que le graveur n’inscrive à la main le logo de France Football, l’année de l’édition et le nom du gagnant.

Confection du Ballon d’or

Le trophée est alors plongé dans un bain d’or (20 grammes d’or environ le recouvrent) : « Ce qui suffit à lui donner son éclat », révèle Laure-Isabelle Mellerio, PDG et directrice artistique de la maison, au Figaro . « Le cours de l’or a explosé. Naturellement, son coût a augmenté », ajoute-t-elle, précisant qu’« en réalité, l’impact du cours de l’or est limité dans la mesure où le trophée n’est pas en or massif. Sinon, les joueurs ne pourraient pas le soulever ! » Le Ballon d’or retourne enfin entre les mains de l’orfèvre pour son assemblage final sur sa base de pyrite. Cette pierre qui forme naturellement des cristaux aux reflets dorés est sélectionnée en amont par un expert en gemmes, puis façonnée par un glypticien, qui en a arasé la surface afin qu’elle épouse parfaitement la plaque de laiton doré sur laquelle repose l’ensemble du trophée.

Confection du Ballon d’or

Le Ballon d’or est livré au comité quinze jours avant la cérémonie, ce qui signifie que le graveur et la directrice artistique connaissent à l’avance le nom du vainqueur. À noter que Mellerio fabrique en réalité deux trophées, puisqu’un prix féminin est également décerné depuis 2018. « Soulevé dans les moments de triomphe immortalisé par les photographies et reconnu dans le monde entier, il est devenu bien plus qu’une distinction. Sa silhouette est familière, mais sa portée se renouvelle chaque année avec le joueur qui le reçoit », souligne Mellerio.

Vous aimerez peut-être

Le Ballon d’Or est-il vraiment fabriqué en or massif ?

Football 365 il y a 3 heures

Ballon d’Or 2026 : quand seront publiés les votes détaillés des 100 jurés ?

Football 365 il y a 33 minutes

Ballon d’Or 2026: Zinedine Zidane a fait son choix

football il y a 3 heures

Ballon d'or : Figo, Cannavaro, Rodri... le top 5 des joueurs qui ne le méritaient pas

PARIS MATCH il y a 4 heures

Ballon d'Or : Dembélé et Mbappé attendus à Londres !

ONZE MONDIAL il y a 1 jour

Ballon d’Or : Mbappé veut « juste profiter de la soirée »

Sport 365 il y a 1 heure

Le vainqueur du Ballon d’Or va également repartir avec un gros cadeau Louis Vuitton

GQ il y a 5 heures