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De notre envoyé spécial à Nanterre,
Opposé à Rinky Hijikata sur le court central de la Plenitude Arena au 2e tour du Masters 1000 de Paris, Novak Djokovic s’est incliné en trois manches après avoir pourtant dominé la première. Un naufrage qui tient à une évidence, à savoir que le Serbe fait son âge bien qu’il ait l’élégance de ne pas tout mettre sur le compte de cette vitalité perdue en cours de route, quelque part entre le deuxième et le troisième set. « Je n’étais pas le plus frais, mais ce n’est pas une excuse. »
Un peu quand même. A le voir se traîner sur chaque échange qui avait le malheur de s’éterniser et enchaîner les double fautes (trois dans le dernier set) on pouvait difficilement blâmer autre chose que le temps qui passe, même si, bien sûr, l’ancien numéro 1 mondial aurait pu mieux faire et que son adversaire était en état de grâce au moment où il aurait dû tomber sous ses coups d’accélérateurs au début de la dernière manche.
Mais le vieux sage avait vu juste, en soulignant la veille, dans la foulée de sa victoire étriquée contre Valentin Vacherot, que son 2e tour serait bien moins facile qu’il n’y paraissait. « Je sais qu’il [Hijikata] adore jouer sur les surfaces rapides. Il reste très bas sur ses appuis, adore faire des amorties et monter au filet. »
Dans son analyse d’avant-match, Djokovic avait seulement oublié les attaques de revers à plat le long de la ligne. Erreur fatale. « C’est la surface la plus rapide que nous avons eu sur le tour cette année. Pour des joueurs comme lui, qui jouent assez plat et près de la ligne, c’est vraiment bien. Ça lui correspond très bien. Mais c’est de ma faute si j’ai perdu le contrôle du jeu. »
Déçu mais pas abattu, voilà Novak Djokovic en « vacances ». Le Serbe a raté l’occasion d’accrocher le dernier wagon pour le Masters de Turin alors que la défaite d’Alex de Minaur contre Tomás Martín Etcheverry rendait l’opération parfaitement réalisable. Il ne lui manquait que les jambes.