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Quel est votre regard sur cette soirée ?
Je retiens d’abord le résultat, ce qui est le plus important au haut niveau. Le contenu, pendant une bonne première mi-temps, avec du jeu en mouvement, un bon pressing, de la variété. Puis une deuxième mi-temps plus pénible, on a reculé face à une très bonne équipe de Toulouse. On a un peu trop jeté les ballons alors qu’on aurait pu, dû mieux exploiter certaines récupérations pour leur poser des problèmes en contre. Il faut saluer la performance de l’équipe, notre abnégation pour s’accrocher et prendre les trois points.
Comment expliquez-vous cette fin de match plus compliquée ?
Toulouse a beaucoup poussé, a eu une meilleure maîtrise technique. Quand vous menez 2-0, que vous avez un peu des traumatismes de la semaine et la saison dernière, on se recroqueville un peu trop. On a aussi manqué un peu de fraîcheur pour finir. C’était plus difficile, mais c’est bien de montrer ce visage dans ces moments. Tout le monde a défendu, tout le monde a participé, même les entrants. C’est bien de gagner dans ces conditions.
Avez-vous des nouvelles d’Emerson ?
Emi a ressenti une douleur au genou, on n’a pas pris de risque. C’est une zone où il a déjà été blessé par le passé. On fera demain un point plus précis sur la nature de sa blessure. Il s’est un peu bloqué le genou sur un appui.
Que signifie cette sixième place ?
Cette sixième place ne veut rien dire, il faut rester très prudent. On avait trois points après cinq journées. Dans le contenu, il y avait des choses intéressantes… On enchaîne quatre victoires de suite, mais tout est sur un fil. On encaisse deux buts, même s’il y a hors-jeu, ça se joue à rien. La frontière entre une victoire et une défaite est tellement fine… Il faut rester humble. Le plus important est d’avancer, prendre des points, de la confiance. On verra ce qui se passe en fin de saison.
Leverkusen, Lens, les vrais tests sont à venir ?
Ce soir, c’était déjà un test face à une des équipes qui joue le mieux en Ligue 1, mais qui n’a pas toujours été récompensée. Il faut être capable de gagner contre tout le monde en Ligue 1, un championnat où il y a toujours des surprises, des résultats étonnants. On avait une certaine pression avant Troyes… Si cette série peut nous permettre de gagner de la confiance, d’avancer et faire mieux… Mais il faut rester prudent, se rappeler ce que l’on vit depuis cet été. Il y aura d’autres moments difficiles. On peut profiter de ce soir, mais ne pas tirer de conclusions hâtives.
Votre plan de jeu a fonctionné ce soir ?
On aime presser haut, on avait mis des choses en place… Mais il y a aussi des prises d’initiatives des joueurs. On a vu beaucoup de mouvements, de permutations qui m’ont beaucoup plu. On a posé beaucoup de problèmes à Toulouse ainsi. On prépare des choses, mais il faut aussi l’adhésion des joueurs, sans oublier leurs initiatives dans le feu de l’action.
Comment évaluez-vous la progression de votre équipe ?
C’est difficile de donner un pourcentage, mais il y a des domaines sur lesquels progresser, notamment la continuité dans le jeu. Depuis le début de saison, on a du mal à faire 90 minutes constantes. On a une belle marge de progression sur ce point. Si on est capable de s’améliorer dans ce domaine, on peut espérer faire de bonnes choses, car par séquences on peut être très performant à la récupération et créer de belles situations.
Allez-vous revoir vos objectifs ?
C’est trop tôt pour se projeter. On voit les équipes faire des séries positives, puis négatives, comme Monaco. À l’inverse, Nice a eu un départ difficile et est maintenant sur une belle dynamique. Il ne faut pas regarder le classement, mais nous pour progresser, surtout garder tout le monde à 100% physiquement. On pourra faire un premier bilan à la trêve de Noël.
Un mot sur Jeffrey De Lange qui a plusieurs fois sauvé les meubles…
Il nous a permis de rester avec notre cage inviolée. Il fait trois, quatre arrêts décisifs, salvateurs. On sentait bien que si Toulouse réduisait l’écart, on aurait pu vivre une fin de match difficile. Au fur et à mesure, il prend la mesure de son rôle. Il va prendre de la confiance. C’est positif pour lui, l’équipe…
Pourquoi ne voit-on pas Tadjidine Mmadi ?
Il s’entraîne très bien. Mais ce soir j’avais besoin de joueurs d’expérience capables de nous donner de la maîtrise technique. On rendait trop facilement les ballons à Toulouse. Kondo pouvait nous amener ça. Je voulais renforcer le côté droit avec Kelyann qui est très bien entré. Je n’ai rien à dire sur son investissement, il travaille bien, il faut juste être patient avec lui.
Himad Abdelli a-t-il péché par excès de confiance en tentant son lob ?
Il faut être confiant parce qu’on marque des buts, 20 comme Rennes, on se crée des occasions… Ce que tente Himad, je ne vais pas dire que c’est mal joué, car s’il marque… Mais peut-être qu’il y avait mieux à faire. Par contre il ne faut pas enlever la créativité aux joueurs, sinon ils ne tenteront plus rien.
Comment allez-vous aborder ce match à Leverkusen, avant le déplacement à Lens, aussi très important ?
On fera à Leverkusen ce que l’on fait depuis le début de saison. J’ai toujours fonctionné comme cela. Ce sera notre troisième matche à l’extérieur, face à une excellente équipe de Bundesliga. On ira pour faire le meilleur match possible, prendre des points. Mais quoi qu’il arrive, il y aura encore beaucoup de points à prendre, notamment lors de trois réceptions. Tout reste possible.
"Je suis très déçu de la façon dont on a commencé la rencontre. On n’a pas été capable de suivre notre plan, on voulait pousser l’OM près de son but, jouer plus long… mais on a fait tout l’inverse et Marseille a été habile pour ouvrir le score. Ce but nous a stressés, on a mis du temps à reprendre confiance en notre jeu. Après ce deuxième but, c’était une montagne à gravir. Mais on n’a pas abandonné, on a joué notre chance, on a produit un jeu offensif intéressant, pas seulement après la pause. Je suis très déçu, car si on ne fait pas cette entame non nécessaire et contraire au plan, on aurait peut-être pu s’imposer ici.
Les deux buts sont des conséquences de la non-application du plan de jeu. Mais on a été en mesure de se créer de belles chances quand on les a mis sous pression, on les a mis en difficulté quand on a commencé à bien lire leur jeu, à anticiper ce qu’ils allaient faire.
On savait que ce serait difficile dès le départ, on sait que l’OM met beaucoup d’énergie d’entrée à domicile. On voulait enlever le ballon de ces zones dangereuses pour ne pas jouer le jeu de l’OM, mais on ne l’a pas fait. Avec un score nul à la pause, on aurait eu l’opportunité de mettre Marseille sous pression. L’OM concède en moyenne 2 xG en deuxième mi-temps, quand il joue à domicile. On voulait en profiter pour prendre l’avantage et l’emporter, mais nous sommes partis de trop loin."