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Comme pressenti depuis plusieurs semaines, si Harry Kane a décroché le Ballon d'Or 2026, son avance sur son dauphin, Kylian Mbappé a été minime.
Au terme d’une campagne haletante et indécise, le suspense du Ballon d’Or 2026 a finalement pris fin lundi soir avec le couronnement d’Harry Kane. L’attaquant anglais du Bayern Munich a devancé Kylian Mbappé et Lamine Yamal au bout d’un scrutin d’une intensité rare. Si la victoire de l’avant-centre britannique consacre une régularité impressionnante au plus haut niveau, c’est surtout la minceur de la marge qui sépare le vainqueur de son dauphin qui retient l’attention.
Présent sur le plateau de la chaîne L’Équipe dans la foulée de la soirée, le rédacteur en chef de France Football, Vincent Garcia, a livré de précieux éléments d’analyse sur les résultats. « Cette année il y avait plusieurs prétendants sérieux. Pour les deux plus proches, c’est-à-dire Harry Kane et Kylian Mbappé, ça se joue vraiment à très peu de choses cette année », a confié le patron du trophée. Il a notamment révélé que l’écart entre les deux hommes était inférieur aux 41 points qui séparaient Rodri de Vinicius Jr en 2024, une marge qui n’était « déjà pas beaucoup à l’époque ». La victoire de l’Anglais s’est donc jouée à une simple poignée de votes.
Cette rivalité au sommet s’est inscrite dans un contexte de votes hautement morcelés. Outre le duel d’avants-centres entre Kane et Mbappé, le classement final reflète les hésitations suscitées par le sacre collectif de l’Espagne lors de la dernière Coupe du monde. Troisième sur le podium après sa deuxième place de l’exercice précédent, Lamine Yamal a pâti d’un phénomène classique de dispersion. Titrée sur la scène internationale, la Roja a brillé par sa force collective, rendant difficile l’émergence incontestable d’un leadership individuel unique aux yeux des votants.
Au sein du jury, les suffrages accordés aux cadres espagnols se sont divisés. « Si on analyse les votes, dans l’équipe d’Espagne qui a été championne du monde, il y a eu un partage de voix entre Rodri et Lamine Yamal. Rodri a pris des voix à Lamine sur ce vote », a ainsi analysé le patron du Ballon d’Or au sujet de la troisième place de Lamine Yamal.
La difficulté d’isoler une individualité au sein de l’équipe d’Espagne a pesé lourd au moment de faire les comptes. « Il y a eu un peu dispersion des voix entre les Espagnols, a-t-il poursuivi. L’Espagne, c’était un collectif, donc dur de ressortir vraiment une performance individuelle. Sachant que Lamine Yamal est champion du monde mais a marqué un but, il a commencé blessé. Les jurés ont eu du mal à départager les Espagnols et à en ressortir un plutôt qu’un autre. »