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Un stade sans charme, d'un autre temps, pas plus grand que Francis-Le Blé, et bordé par la voie ferrée. Des gradins froids telle la ferraille de ses sièges, séparés d'une impeccable pelouse par une fosse aux airs de douves, comme s'il fallait tenir à distance le petit mais bouillant kop des Schwoazn (Noirs). Des ultras chauffés à blanc et à la blonde, à en juger les fûts livrés par dizaines, mercredi, au pied de leur virage.
Le Stadion Graz-Liebenau, feu "Arnold-Schwarzenegger", qui sculptait son corps "adolescent" à deux pas de là, a tout du traquenard. Un piège auquel personne ne songeait fin août, quand il était éclipsé par des séjours autrement prestigieux, et périlleux, à Besiktas, Leverkusen, voire au Celtic. "On a parfois été trop respectueux avec nos adversaires, cela doit changer (ce soir). Il faudra être très dur avec l'OM", a même renchéri Simon Seidl, survolté depuis son triplé de passes décisives, dimanche dernier, dans le derby de Graz (6-1).
Au moins, Timothy Weah et sa bande savent à quoi s'en tenir. Outre le mauvais quart d'heure, dans l'idéal suivi de cinq autres, promis par les Autrichiens, l'OM connaît le sort réservé aux malheureux qui trébuchent trois fois, d'...